Théories de la famille et rapports famille-pouvoirs dans le secteur éducatif au Québec et en France (1850-1960)

Théories de la famille et rapports famille-pouvoirs dans le secteur éducatif au Québec et en France (1850-1960)

Théories de la famille et rapports famille-pouvoirs dans le secteur éducatif au Québec et en France (1850-1960)

Théories de la famille et rapports famille-pouvoirs dans le secteur éducatif au Québec et en France (1850-1960)s

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Référence bibliographique [9941]

Fahmy-Eid, Nadia et Laurin-Frenette, Nicole. 1980. «Théories de la famille et rapports famille-pouvoirs dans le secteur éducatif au Québec et en France (1850-1960) ». Revue d’Histoire de l’Amérique Française, vol. 34, no 2, p. 197-221.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Notre analyse s’est intéressée aux rapports complexes qu’entretiennent l’Église, l’État et la famille dans diverses sociétés capitalistes et, en particulier, en France et au Québec, au cours du 19e siècle et de la première moitié du 20e siècle. Il importe de souligner que nos questions, nos hypothèses et notre interprétation comparative des faits relatifs à la famille, se limitent strictement aux stades du développement de la société bourgeoise qui se situent dans cette période de l’histoire, en Europe occidentale et en Amérique du Nord. » (p. 219)

Questions/Hypothèses :
« Notre critique des théories et des travaux relatifs à la famille dans la société bourgeoise s’appuie sur l’hypothèse de l’interaction et de la complémentarité des appareils politiques et religieux dans la régulation et le contrôle de l’organisation sociale du capitalisme. [...] c’est probablement l’école qui représente le lieu privilégié de ces réseaux complexes de relations réciproques entre la famille et les appareils de la régulation et du contrôle, relations qui créent et reproduisent la distinction entre l’ordre de la vie privée et celui de la vie publique et qui assurent l’articulation fonctionnelle de ces deux secteurs. » (p. 206)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Données documentaires diverses

Type de traitement des données :
Analyse de contenu, réflexion théorique

3. Résumé


« La plupart des théories relatives à l’organisation politique et idéologique du capitalisme se fondent sur l’étude d’une société particulière ou d’un type particulier de société bourgeoise. Par conséquent, leur champ d’application est limité. Nous croyons qu’il peut être utile de faire ressortir, dans un premier temps, les éléments communs des problématiques les plus courantes touchant l’organisation de la régulation et de la reproduction des sociétés capitalistes et de montrer, dans un second temps, quelles sont les limites du champ d’application de certaines de leurs propositions. La comparaison entre la société québécoise et d’autres sociétés bourgeoises, en particulier la France, permettra d’illustrer certaines particularités des procès de la régulation et de la reproduction d’une société capitaliste, qui ne peuvent être interprétées dans les cadres théoriques existants. Notre démonstration insistera particulièrement sur les questions relatives aux appareils qui sont considérés comme les plus importants du point de vue de la régulation et de la reproduction : l’État, l’Église et la famille. » (p. 199) « [...] Dans le cadre de cet article, nous nous sommes limitées à une comparaison entre la France et le Québec, qu’illustre une mise en parallèle du développement et du mode de fonctionnement de leur système scolaire respectif. Ces deux sociétés représentent des cas exemplaires jusqu’à un certain point, en ce qui concerne l’articulation famille-Église-État. En outre, elles ont fait l’objet d’études qui nous sont mieux connues que celles qui portent sur d’autres sociétés. Cette comparaison est susceptible de donner un caractère plus concret à notre critique des théories et des travaux sur la famille et d’éclairer partiellement les hypothèses que nous avons avancées, mais elle ne peut suffire à les fonder entièrement. Dans la section subséquente, nous procéderons à une comparaison du mode d’intégration de la famille à l’Église et à l’État, au Québec et en France, à partir de diverses données touchant l’éducation et le système scolaire, qui feront l’objet d’une analyse systématique. Au terme de cette comparaison, nous évoquerons la prise en charge exclusive et universelle de la famille par l’État au cours des dernières décennies, ce qui nous permettra d’ajouter d’autres remarques et interrogations théoriques et historiques à celles qui nous ont servi de point de départ. » (p. 207)