Des victimes de violence conjugale : les femmes battues au Québec

Des victimes de violence conjugale : les femmes battues au Québec

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Référence bibliographique [9906]

Shee, Sandra. 1980. «Des victimes de violence conjugale : les femmes battues au Québec». Mémoire de maîtrise, Montréal, Université de Montréal, Département de criminologie.

Fiche synthèse

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
23 femmes de Montréal et de Québec, référées par des maisons d’hébergement (« Centre de femmes nouvelles », « Auberge Transition », « Maison de l’Esplanade », « Carrefour pour elle »), par la cour municipale ou par des intermédiaires. 19 de ces femmes parlent le français. Elles sont âgées en majorité entre 30 et 35 ans, sont mariées depuis 9,5 ans, sont mères de 2,2 enfants et ont un niveau socio-économique moyen.

Instruments :
Entrevue non-structurée et entrevue libre

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


Cette étude porte sur une forme de violence conjugale : les femmes battues par leur conjoint. À partir d’entrevues auprès de femmes battues, l’auteure veut cerner l’essence de ce drame. Les témoignages ont permis d’identifier les victimes, les agresseurs, les types d’agression, de même que leurs conséquences médicales, psychologiques, familiales, ainsi que les ressources et les solutions envisagées. Il apparaît qu’indifféremment de son appartenance sociale, n’importe quel homme ou n’importe quelle femme peut être impliqué dans ce processus de violence. Dans la majorité des cas, la violence se manifeste dans les premières années de mariage, habituellement le soir, à l’abri des regards indiscrets. Dans la plupart des cas, les agresseurs ont un caractère possessif, jaloux et dominateur. Les femmes demeurent majoritairement passives, humiliées et peuvent éventuellement vivre une dépression allant même jusqu’à la tentative de suicide. Il arrive que les enfants en subissent aussi les conséquences et plusieurs de ceux-là manifesteront des troubles de comportement. Quant aux raisons qui retardent le départ des femmes de leur foyer, elles sont un mélange d’insécurité et d’espoir, de crainte et d’attachement à l’égard du mari mêlé à l’amour des enfants. Enfin, si ces femmes hésitent à porter plainte, la majorité d’entre elles entament des procédures de divorces.