Influence des valeurs et des rôles conjugaux sur le choix des méthodes naturelles ou artificielles de régulation des naissances chez des couples québécois

Influence des valeurs et des rôles conjugaux sur le choix des méthodes naturelles ou artificielles de régulation des naissances chez des couples québécois

Influence des valeurs et des rôles conjugaux sur le choix des méthodes naturelles ou artificielles de régulation des naissances chez des couples québécois

Influence des valeurs et des rôles conjugaux sur le choix des méthodes naturelles ou artificielles de régulation des naissances chez des couples québécoiss

| Ajouter

Référence bibliographique [9884]

Desmarteaux, Denise. 1981. «Influence des valeurs et des rôles conjugaux sur le choix des méthodes naturelles ou artificielles de régulation des naissances chez des couples québécois». Thèse de doctorat, Montréal, Université de Montréal, Département de sociologie.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions
« La présente recherche veut vérifier si l’utilisation habituelle d’un type particulier de méthode de régulation des naissances, est associée à des attitudes particulières vis-à-vis la planification familiale, à un certain nombre de valeurs et à un modèle spécifique d’organisation familiale. » (p. 3)

Questions/Hypothèses :
« Nous posons comme hypothèse générale que le système des valeurs des couples et le modèle d’organisation conjugale que ceux-ci développent, sont les facteurs les plus fortement associés aux options en régulation des naissances. » (p. xv)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
- « Nos participants furent choisis par l’intermédiaire des organismes suivants: Serena, la Fédération du Québec pour le planning des naissances, la Clinique de planning familial de l’hôpital Notre-Dame et certains Centre locaux de services communautaires de diverses localités du Québec. » (p. 44)
- « La population de notre recherche est donc constituée de 229 couples et de 19 femmes : SERENA, 119 hommes et 122 femmes; Fédération du planning familial et autres groupes : 112 hommes et 126 femmes. » (p. 50)

Instruments :
Questionnaires composé de questions fermées envoyés par voie postale

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« Notre étude porte sur les modèles de régulation des naissances, les valeurs et les rôles conjugaux chez des couples québécois. Les principaux objectifs de cette recherche sont : 1. de décrire la pratique de la régulation des naissances, d’examiner les attitudes vis-à-vis des divers types de méthodes de planning familial et la taille de la famille, de découvrir les valeurs et les caractéristiques de l’organisation conjugale des couples qui ont habituellement utilisé certains types de méthodes de régulation des naissances: les méthodes naturelles d’une part, les méthodes artificielles d’autre part; 2. de dégager les principales variables indépendantes associées aux choix de l’un ou de l’autre de ces types de méthodes. [...] Le cadre théorique adopté pour cette étude est celui de l’Interaction symbolique. [...] Nous avons adopté la classification le ’sacré’ et le ’profane’ pour caractériser les changements et les ruptures qui ont pu se produire dans l’univers symbolique de certains groupes de québécois depuis les années ’60 et la dichotomie: société hiérarchisée et société égalitaire pour décrire différents types de rapports homme-femme à l’intérieur de la vie maritale. [...] Chez les utilisateurs des méthodes naturelles, nous découvrons des manifestations des valeurs religieuses et familiales de notre patrimoine québécois : croyance en Dieu et pratique religieuse, valorisation de la famille de deux ou trois enfants et du rôle de la mère au foyer. Chez les utilisateurs des méthodes artificielles, nous avons reconnu des traits de mentalité profane et séculière [...] : croyance en Dieu sans pratique religieuse, le refus des autorités extérieures et des interdits, une baisse radicale du nombre d’enfants désirés, une redéfinition du rôle de la sexualité. À cette mentalité séculière sont associés des rapports homme-femme presqu’aussi hiérarchisés que chez le premier groupe. » (pp. xv-xvi)