Le recours spectaculaire à la stérilisation au Québec de 1971 à 1979

Le recours spectaculaire à la stérilisation au Québec de 1971 à 1979

Le recours spectaculaire à la stérilisation au Québec de 1971 à 1979

Le recours spectaculaire à la stérilisation au Québec de 1971 à 1979s

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Référence bibliographique [9852]

Marcil-Gratton, Nicole. 1981. «Le recours spectaculaire à la stérilisation au Québec de 1971 à 1979 ». Cahiers québécois de démographie, vol. 10, no 2, p. 189-210.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
- « [...] apporter un élément d’information au sujet de cette fraction de la population [individus ayant eu recours à la stérilisation] pour laquelle la question d’avoir ou de ne pas avoir un autre enfant ne se pose plus » (p. 191), par le biais d’une analyse détaillée des statistiques compilées par la Régie de l’assurance-maladie du Québec à ce sujet.
- « [...] vérifier à quel rythme le recours à la stérilisation s’est maintenu annuellement depuis 1971. » (p. 195)
- Analyser l’évolution du profil des individus ayant recours à cette technique contraceptive (sexe, âge, nombre d’enfants déjà mis au monde, régime matrimonial)

Questions/Hypothèses :
-« La stérilisation prive-t-elle vraiment la société de membre nouveaux ou procure-t-elle tout simplement un moyen moins hasardeux à des couples qui de toutes façons ne se seraient plus engagés dans l’aventure de la procréation? » (p. 208)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Les données utilisées sont tirées des statistiques publiées par la Régie de l’assurance-maladie du Québec depuis 1971.

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« De pratique pour le moins moralement douteuse en 1971, la stérilisation est devenue en quelques années la méthode contraceptive la plus populaire des couples québécois qui croient ne plus vouloir d’enfant. L’analyse des statistiques annuelles de la Régie de l’assurance-maladie du Québec dévoile l’intensité de cette volte-face. L’auteur démontre qu’en plus de s’adonner massivement à cette forme radicale de contraception, les hommes et les femmes le font de plus en plus jeunes. En dix ans d’observation, on note une progression constante du recours à la stérilisation à des âges précoces. Cet élément nouveau doit être pris en considération par quiconque s’interroge sur l’opportunité et l’efficacité de toute action concertée en vue d’inciter les couples à avoir un ou des enfants de plus. » (p. 189)