Consanguinité et sociabilité dans la zone de Montréal au début du siècle

Consanguinité et sociabilité dans la zone de Montréal au début du siècle

Consanguinité et sociabilité dans la zone de Montréal au début du siècle

Consanguinité et sociabilité dans la zone de Montréal au début du siècles

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Référence bibliographique [9732]

Fournier, Daniel. 1983. «Consanguinité et sociabilité dans la zone de Montréal au début du siècle ». Recherches Sociographiques, vol. XXIV, no 2, p. 307-324.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Cet article vise à jeter un éclairage nouveau sur cette question, à partir de l’étude des taux de mariages consanguins de la région de Montréal du début du XXe siècle. » (p. 307)

Questions/Hypothèses :
À partir d’une citation de Louis Dechêne portant sur les relations sociales contenues dans un cercle restreint (p. 308), l’auteur formule deux interrogations : « La première concerne la validité de l’hypothèse avancée, à savoir que, dès ce moment, les mariages consanguins découlaient bien de l’intensité des liaisons parentales et non d’autres facteurs. [...] Le problème suivant porte sur les raisons qui poussent un individu à épouser un parent, à supposer bien entendu que l’hypothèse du choix préférentiel soit exacte. S’agit-il, comme il est souvent suggéré, de garder les biens dans la famille? La cause des mariages consanguins ne devrait-elle pas être plutôt recherchée, ainsi que l’avance M. Verdon, dans l’écheveau des tensions inhérentes à la famille agricole canadienne-française? » (p. 308)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Registre de dispenses de l’Archevêché de Montréal, rapports pastoraux, rapports annuels des services d’hygiène

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« L’article soumet l’hypothèse d’un modèle de sociabilité spécifique aux Canadiens français du début du XXe siècle, modèle très différent en particulier de celui des Canadiens anglais et des Américains. L’hypothèse se fonde sur le taux anormalement élevé de consanguinité enregistré dans les paroisses françaises de l’archidiocèse de Montréal, de 1901 à 1932, comparé à ceux d’autres populations de l’Occident industriel contemporain. Les explications habituelles du phénomène sont soumises à un examen critique. On vérifie une interprétation de H. Miner sur les mariages entre cousins dans une localité rurale du Québec, en contrôlant les mariages consanguins du Montréal catholique du début du siècle par le groupe linguistique et la strate sociale. Il ressort de cette étude que les connexions de parenté chez les Canadiens français de jadis recèlent une puissance qui se répercute sur la vie de relation et lui confère une forme originale. » (p. 307)