Women and Wage Labour in a Period of Transition: Montreal, 1861-1881

Women and Wage Labour in a Period of Transition: Montreal, 1861-1881

Women and Wage Labour in a Period of Transition: Montreal, 1861-1881

Women and Wage Labour in a Period of Transition: Montreal, 1861-1881s

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Référence bibliographique [9684]

Bradbury, Bettina. 1984. «Women and Wage Labour in a Period of Transition: Montreal, 1861-1881 ». Histoire Sociale / Social History, vol. XVII, no 33, p. 115-131.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« This paper examines one aspect of the relationship of production and reproduction by analyzing women’s involvment in wage labour in Montreal in the period of transition to inustrial capitalist production. Women are examined initially as girls within a working-class family economy, then as married women and finally as widows. At all three stages in their life cycle, women’s role as domestic labourers conditionned their experience as wage labourers. » (p. 116)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« This article is largely based on analysis of the manuscript censuses of two working-class Montreal wards, Ste. Anne and St. Jacques, in 1861, 1871 and 1881. Random samples were taken of one-tenth of the households in these parts of town. The aggregate biographies of the 10,967 people thus sampled over the three decades provide the information on the patterns of job-holding, residence and marriage discussed here. [...] all married women and widows reporting a job were analyzed. The discussion of their work is thus based on the total population, not on a sample. Contemporary descriptions, government reports and other qualitative sources complement the quantitative core. » (pp. 116-117)

Type de traitment des données:
Analyse statistique

3. Résumé


« Les débuts du capitalisme industriel à Montréal furent marqués, au fur et à mesure de l’entrée des enfants dans la main-d’oeuvre salariée, par une accentuation des écarts de rémunération basés sur des critères de sexe et d’âge. S’il allait de soi pour les travailleurs mâles de rechercher, sur une base permanente, un salaire pendant la plus grande partie de leur vie, la situation était, dans l’ensemble, différente pour les femmes : leur travail était transitoire, entrepris à l’âge nubile, rarement en tant qu’épouses sauf, par nécessité, suite à la mort ou à l’abandon de leur mari. En fait, les travaux domestiques restaient, avant et après le mariage, l’occupation féminine habituelle à l’intérieur de l’économie familiale. Les différences salariales en fonction du sexe incitaient logiquement les familles à envoyer leurs fils - et non leurs filles - sur le marché du travail, renforçant ainsi l’image de la femme cantonnée tout naturellement au foyer. Cet état de dépendance économique des femmes par rapport aux hommes ressortait dans toute son étendue dans les situations de veuvage. » (p. 115)