La maternité en milieu de travail ou pourquoi les Québécoises sont-elles si nombreuses à demander un retrait préventif?

La maternité en milieu de travail ou pourquoi les Québécoises sont-elles si nombreuses à demander un retrait préventif?

La maternité en milieu de travail ou pourquoi les Québécoises sont-elles si nombreuses à demander un retrait préventif?

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Référence bibliographique [9508]

Bouchard, Pierre et Turcotte, Geneviève. 1986. «La maternité en milieu de travail ou pourquoi les Québécoises sont-elles si nombreuses à demander un retrait préventif? ». Sociologie et Sociétés, vol. 18, no 2, p. 113-128.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Tracer un portrait de la clientèle du retrait préventif et proposer quelques axes de réflexion sur les raisons possibles de la popularité de la mesure.

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
- 1778 travailleuses ayant demandé le retrait
- 75 travailleuses ayant bénéficié du retrait

Instruments :
- 1778 Questionnaires auto-administrés (par la poste)
- 75 Entrevues semi-directives

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


On a assisté depuis l’entrée en vigueur du droit au retrait préventif à une croissance rapide et continue de la demande pour ce programme, qui touche aujourd’hui une travailleuse enceinte sur 4. Les demandes acheminées à la CSST ont par ailleurs beaucoup plus souvent conduit à des arrêts de travail précoces qu’à un processus de réaffectation comme les concepteurs de la mesure l’auraient souhaité. Après avoir passé en revue les enjeux soulevés par cet effet inattendu de la législation, les auteurs dressent un portrait statistique des utilisatrices et proposent quelques hypothèses d’explication de l’étonnante popularité de la mesure, à partir des premiers résultats d’une recherche conduite auprès de travailleuses qui se sont prévalues de ce droit en 1984-85. Ils suggèrent qu’au moment de concevoir la mesure, le législateur a sous-estimé la pénibilité des tâches dévolues aux femmes et, par conséquent, le nombre de travailleuses susceptibles d’invoquer un facteur de risque au poste de travail en plus de se heurter à la résistance des milieux de travail, peu disposés à mettre de l’avant des politiques de réaffectation.