Le féminisme problématique d’un roman d’amour, Anne Mérival

Le féminisme problématique d’un roman d’amour, Anne Mérival

Le féminisme problématique d’un roman d’amour, Anne Mérival

Le féminisme problématique d’un roman d’amour, Anne Mérivals

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Référence bibliographique [95]

Saint-Jacques, Denis et Des Rivières, Marie-José. 2011. «Le féminisme problématique d’un roman d’amour, Anne Mérival ». Recherches Féministes, vol. 24, no 1, p. 61-76.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Dans cet article, les auteurs souhaitent «[…] voir comment Anne Mérival relève de la littérature de grande consommation, ou en quoi il se distingue parmi ces romans et quels sont ses rapports avec la littérature légitime de l’époque [premières décennies du XXe siècle].» (p. 61)

Questions/Hypothèses :
«Nous nous interrogerons […] sur le caractère féministe de ce roman. Se pourrait-il qu’Anne Mérival, roman écrit par une femme, inédit en livre, raconte une histoire inattendue?» (p. 61)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Les auteurs utilisent de la littérature secondaire ainsi qu’un corpus de textes écrits par Madeleine Gleason-Huguenin mais particulièrement l’ouvrage Anne Mérival.

Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


«En fin de compte, malgré l’indiscutable originalité et la non moins surprenante modernité d’Anne Mérival pour son temps, on peut penser que ce qui a empêché ce roman d’atteindre la notoriété tient surtout à ce qu’il appartient à un genre déclassé, destiné à une consommation culturelle occultée, quoiqu’elle touche alors la grande majorité des femmes alphabétisées. Ne peut-on pas trouver révélateur un objet culturel comme celui-ci? On peut y déceler l’indice d’une évolution sociale : l’imaginaire présente l’acquisition par les femmes de la maîtrise sur leur sort, par la formation de couples marqués par un rapport d’équilibre entre les deux partenaires au point de vue intellectuel. Sur un fond classique de réussite personnelle par la conquête d’un conjoint de position sociale plus élevée, respectant la formule de Cendrillon, Anne Mérival en présente une variante très significative en indiquant, à une époque où cela n’a rien d’acquis, qu’une femme peut même, au-delà de la formation des familles, continuer à remplir d’autres tâches sociales, y compris de « direction des âmes féminines » (Madeleine 1927a : 13). Ainsi, sa trajectoire ne dépend plus uniquement de son ’charme’, mais aussi d’une activité professionnelle non transitoire.» (p. 74) Les auteurs mettent en perspectives la vision des femmes et du couple dans Anne Mérival par rapport à celle véhiculée dans les premières décennies du XXe siècle.