Le jeune suicidaire : ses relations aux pairs et aux adultes en situation de crise

Le jeune suicidaire : ses relations aux pairs et aux adultes en situation de crise

Le jeune suicidaire : ses relations aux pairs et aux adultes en situation de crise

Le jeune suicidaire : ses relations aux pairs et aux adultes en situation de crises

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Référence bibliographique [9412]

Tousignant, Michel et Hanigan, Doris. 1986. «Le jeune suicidaire : ses relations aux pairs et aux adultes en situation de crise». Dans La morphologie sociale en mutation au Québec , sous la dir. de Simon Langlois et Trudel, François, p. 207-219. Coll. «Les cahiers de l’ACFAS, no 41». Montréal: L’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Répondre à la question : « Que se passe-t-il donc dans notre société pour qu’un nombre aussi élevé de jeunes choisissent la solution du suicide et qu’un nombre encore plus élevé tentent de s’enlever la vie ou de s’automutiler? »

2. Méthode

Échantillon/Matériau :
25 cégépiens (échantillon composé au 2/3 de filles) francophones de la région de Montréal

Instruments :
Enquête par questionnaire

Type de traitement des données :
Analyse de contenu, analyse descriptive

3. Résumé


Que se passe-t-il donc dans notre société pour qu’un nombre aussi élevé de jeunes choisissent la solution du suicide et qu’un nombre encore plus élevé tentent de s’enlever la vie ou de s’automutiler? Pour répondre à cette question, les auteurs ont choisi d’aller explorer les domaines de la situation familiale, l’autonomie, la sociologie des rapports amoureux et les relations avec les adultes dans les situations de crise. Il sera également question du spectre du chômage ou du sous-emploi qui guette les jeunes. Les observations recueillies ne permettent pas de croire que l’incertitude vis-à-vis l’avenir est un blocage déterminant menant au suicide. Ce sont des thèmes qui habitent leur quotidien qui allourdissent le fardeau qu’ils ont à porter. Il apparaît que le discours des jeunes est davantage porté vers le passé que vers l’avenir. Ils sont tellement accablés par leur situation présente, qu’elle soit familiale, sociale, académique ou autre, qu’il ne leur reste plus d’énergie pour s’orienter vers l’avenir. Il faut noter que de nombreux cégépiens ont commencé leur « carrière suicidaire » bien avant leur âge actuel, il y a si longtemps pour certains qu’ils ne se souviennent même plus quand tout ceci a commencé.