Phénoménologie du divorce ou élaboration culturelle du divorce

Phénoménologie du divorce ou élaboration culturelle du divorce

Phénoménologie du divorce ou élaboration culturelle du divorce

Phénoménologie du divorce ou élaboration culturelle du divorces

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Référence bibliographique [9404]

Vekeman, Françoise. 1986. «Phénoménologie du divorce ou élaboration culturelle du divorce». Thèse de doctorat, Québec, Université Laval, Faculté de sociologie.

Fiche synthèse

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
12 individus divorcés (6 hommes et 6 femmes). Ils sont âgés entre 34 et 59 ans. 9 individus ont entre 34 et 41 ans; trois ont entre 50 et 59 ans.

Instrument :
Récit de vie

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


Les recherches sur le divorce sont habituellement présentées d’un point de vue structurel. « Mais l’auteure situe son étude du point de vue des individus tels qu’ils vivent la situation. [...] la thèse prend en compte l’arrière-fond historique sur lequel se profile le processus qui a conduit douze individus à rompre le mariage, arrière-fond qui transparaît à travers leurs récits de vie. De cette manière, on peut dégager les grandes tendances auxquelles ce phénomène donne lieu, et, par la suite, en ’comprenant’ mieux la culture dans laquelle il s’inscrit [...] c’est à partir d’une typologie construite sur la base d’une description du processus du divorce chez les douze interviewé(e)s, que la conclusion suggère ces hypothèses de recherche. Il semble, que les individus divorcés ont tendance à renier l’institution du mariage bien qu’ils attribuent toujours de l’importance à une relation privilégiée, avec ou sans cohabitation. [...] Les individus qui, à la suite de leurs expériences passées auront atteint une conscience plus claire de leur identité, auront tendance à se tourner d’emblée vers des partenaires ayant les mêmes schèmes de référence. [...] Dans le contexte du divorce, la famille comme telle ne semble pas remise en cause, bien qu’il convient de croire qu’elle prendra un nouvel aspect. [...] Il n’y a donc pas d’anomie. Le divorce est plutôt le symptôme d’une culture qui se prolonge, et qui à la fois, par la concrétisation de nouveaux modes culturels, devient symptôme d’une rupture avec cette même culture. »