Les enfants abandonnés à Montréal au 19e siècle : la crèche d’Youville des Soeurs Grises, 1820-1871

Les enfants abandonnés à Montréal au 19e siècle : la crèche d’Youville des Soeurs Grises, 1820-1871

Les enfants abandonnés à Montréal au 19e siècle : la crèche d’Youville des Soeurs Grises, 1820-1871

Les enfants abandonnés à Montréal au 19e siècle : la crèche d’Youville des Soeurs Grises, 1820-1871s

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Référence bibliographique [9344]

Gossage, Peter. 1987. «Les enfants abandonnés à Montréal au 19e siècle : la crèche d’Youville des Soeurs Grises, 1820-1871 ». Revue d’Histoire de l’Amérique Française, vol. 40, no 4, p. 537-559.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Les objectifs du présent travail sont de décrire et de mesurer ce phénomène peu connu [d’abandon d’enfants], à partir de sources institutionnelles négligées jusqu’à maintenant, et de réintroduire l’histoire de ces enfants dans l’histoire de la société qui les a rejetés. » (p. 540)

Questions/Hypothèses :
- « Comment intégrer l’illégitimité et l’abandon de l’enfant aux transformations économiques et sociales de l’époque? » (p. 557)
- « Quel est le lien entre la prolétarisation et les naissances illégitimes? Entre la prolétarisation et l’abandon? » (p. 558)
- « Quelles sont les options pour les femmes québécoises qui donnaient naissance à un enfant hors mariage? » (p. 558)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Registre pour les enfants trouvés tenu par les Soeurs Grises depuis 1754 : « Dans la section suivante, nous en aborderons une analyse assez élaborée, mais qui ne portera que sur une période relativement courte : 1820-1840. Cette analyse sera suivie d’une réflexion sur l’évolution des effectifs des enfants abandonnés pour la période 1820-1871. » (p. 545)

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« Cet article se fonde sur l’examen des archives de la crèche d’Youville, tenue par les Soeurs Grises; cette crèche était la plus importante au Québec au 19e siècle. L’institution, fondée en 1754, reçut plus de 15 000 enfants abandonnés entre 1801 et 1870. Il s’agissait le plus souvent de nouveau-nés, dont le taux de mortalité était extrêmement élevé. Le registre tenu par les soeurs indique qu’entre 80% et 90% des enfants déposés à la crèche y moururent. L’analyse comporte trois volets. En premier lieu, elle propose une série de définitions et de postulats pour l’étude de ce qui est essentiellement un sujet neuf en histoire canadienne. En second lieu, elle porte sur certaines caractéristiques des 2 385 enfants déposés à la crèche entre 1820 et 1840: leur âge, leur provenance géographique et le sort qu’ils connurent à la crèche. La dernière partie tente de départager les influences démographiques et socio-économiques sur la courbe des admissions annuelles, qui connaît des hausses marquées entre 1820 et 1871. L’article vise enfin à comprendre le phénomène des abandons d’enfant, ses liens avec les taux d’illégitimité à Montréal et au Québec et sa place au sein des transformations démographiques et socio-économiques du 19e siècle. » (p. 537)