Questions sur les femmes et le travail: Une lecture de la crise

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Référence bibliographique [9327]

Kempeneers, Marianne. 1987. «Questions sur les femmes et le travail: Une lecture de la crise ». Sociologie et Sociétés, vol. 19, no 1, p. 57-71.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Montrer que « [...] les transformations familiales et démographiques, loin de constituer des facteurs exogènes agissant sur les transformations de l’emploi, relèvent d’une seule et même logique. Du point de vue de l’économie politique, cette logique est celle d’une articulation des structures familiales et des structures productives, comme principe de base de la gestion de la main-d’oeuvre. » (p. 58)

Questions/Hypothèses :
- « Pourquoi les femmes sortent de l’emploi, pour combien de temps et selon quelle fréquence? » (p. 63)
- « [...] les transformations du travail féminin, tant dans son rythme que dans les rapports qui le structurent (rapports familiaux et rapport salarial) sont un révélateur privilégié des transformations qui affectent l’ensemble de la société. » (p. 58)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Enquête sur la fécondité au Canada: comprend les femmes nées entre le 1er janvier 1934 et le 31 décembre 1965, soit celles qui étaient âgées de 18 à 49 ans révolus au 1er janvier 1984.

Type de traitement des données :
Réflexion critique, analyse statistique

3. Résumé


« Le bouleversement des structures de l’emploi et de la famille, ces vingt dernières années, constitue un défi majeur pour les sciences sociales. Si ces transformations sont complexes et encore trop récentes pour se prêter à une analyse globale, on ne peut manquer d’être frappé par un fait indéniable, à savoir la position charnière occupée par les femmes dans la dynamique de ces changements. Ce sont elles en effet qui, de par les tâches qui leurs sont historiquement assignées dans la famille et sur le marché de l’emploi, se trouvent au coeur du processus de réarticulation de ces deux pôles de l’organisation sociale. Il apparaît dès lors essentiel d’approfondir l’analyse du travail féminin, dont l’alternance salarié/domestique ne correspond plus aux schémas traditionnels. L’hypothèse étant que les transformations de ce travail, tant dans son rythme que dans les rapports qui le structurent, sont un révélateur privilégié des transformations sociales dans leur ensemble. Pour ce faire, une démarche critique s’impose à l’intérieur du découpage disciplinaire dont le travail féminin a fait l’objet. C’est ainsi que les concepts mêmes de travail et de famille demandent à être reconsidérés. Le présent article veut illustrer cette nécessité, et ouvrir des pistes de réflexion tant sociologiques que démographiques. » (p. 70)