Le travail et l’ouvrage. Charge et partage des tâches domestiques chez les couples québécois

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Le travail et l’ouvrage. Charge et partage des tâches domestiques chez les couples québécoiss

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Référence bibliographique [9319]

Le Bourdais, Céline, Hamel, Pierre J. et Bernard, Paul. 1987. «Le travail et l’ouvrage. Charge et partage des tâches domestiques chez les couples québécois ». Sociologie et Sociétés, vol. XIX, no 1, p. 37-55.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« [...] évaluer l’étendue du partage du travail domestique entre conjoints à partir d’une enquête menée auprès d’un échantillon de ménages québécois en 1986. Nous chercherons par la suite à tester l’impact des divers déterminants du partage des activités domestiques qui sont apparus importants dans les études antérieures. » (p. 38)

Questions/Hypothèses :
« [...] la majorité des femmes d’aujourd’hui continuent seules à assumer en grande partie les tâches domestiques, auxquelles elles consacrent encore, lorsqu’elles n’exercent pas d’activités rémunérées, à peu près autant de temps que leurs grands-mères. » (p. 37)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
2 013 membres de ménages québécois choisis au hasard parmi les 18 ans et plus. On retient finalement les ménages où les répondants vivent en situation de couple, soit un total de 1 332 ménages (ou 66,2% de l’échantillon initial). Dans 670 de ces ménages, la personne interrogée est une femme. » (p. 42)

Instruments :
Questionnaire pré-codé complété par entrevues téléphoniques

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« S’intéressant à l’analyse de la position des femmes dans l’ensemble des rapports sociaux, la sociologie féministe a imposé la reconnaissance des tâches domestiques en tant que ’travail réel’, alors que le marxisme les considérait comme un reliquat du passé et le fonctionnalisme comme une vocation naturelle des femmes. En intégrant cet apport de la sociologie féministe, le présent article étudie comment les couples québécois se répartissent ce travail, compte-tenu de variables comme la charge familiale et le statut d’emploi de chacun des conjoints. Les données proviennent d’un sondage qui a rejoint en 1986 environ 1300 couples. Les indices y sont nombreux du fait que le travail domestique demeure essentiellement une affaire de femmes, à laquelle l’homme ne fait qu’épisodiquement une contribution significative. On peut penser que cette division du travail risque peu de changer tant que les femmes tendront à être reléguées, sur le marché de l’emploi, dans des positions professionnelles inférieures à celles des hommes. » (p. 55)