Structure familiale, relations parents-enfants et conduites suicidaires à l’école secondaire

Structure familiale, relations parents-enfants et conduites suicidaires à l’école secondaire

Structure familiale, relations parents-enfants et conduites suicidaires à l’école secondaire

Structure familiale, relations parents-enfants et conduites suicidaires à l’école secondaires

| Ajouter

Référence bibliographique [9139]

Tousignant, Michel, Bastien, Marie-France et Hamel, Sylvie. 1988. «Structure familiale, relations parents-enfants et conduites suicidaires à l’école secondaire ». Santé Mentale au Québec, vol. 13, p. 79-93.

Accéder à la publication

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Analyser à partir d’un échantillon provenant d’écoles secondaires, la perception qu’a l’adolescent de la qualité de sa relation avec son père et sa mère, ou avec leurs substituts, et d’évaluer l’influence de cette variable sur les conduites et les idéations suicidaires.

2.Méthode

Echantillon/Matériau :
2327 étudiants inscrits dans les classes de secondaire 3, 4 et 5 de six écoles de l’île de Montréal. L’âge moyen de l’échantillon est de 16.3 ans, et il y a légèrement plus de garçons que de filles (1140 vs1116). Le nombre de sujets diminue à mesure que le niveau scolaire augmente. Le pourcentage d’allophones dans chaque école varie entre 26 % et 72%.

Instruments
- Échelles de négligence parentale, adaption tirée du Parental Bondens Instruments
- Validation inter items : coefficient alpha entre 0.87 et 0.9

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


Cet article propose d’analyser, à partir d’un échantillon de 2327 élèves de niveau secondaire 3, 4 et 5 de la région de Montréal, la perception qu’a l’adolescent de la qualité de sa relation avec son père et sa mère, ou avec leurs substituts, et d’évaluer l’influence de cette variable sur les conduites et les idéations suicidaires. On étudie donc la manière dont certaines variables familiales comme la séparation et le divorce, la perte d’un parent par décès, la scolarisation, la profession et le statut de l’emploi des parents permettent ou non de prédire l’état suicidaire. L’analyse des résultats laisse apparaître entre autres, que la séparation ou le divorce des parents et la négligence du père sont deux facteurs qui contribuent en soi à l’augmentation de l’intention suicidaires chez le jeune. Par contre, le décès du père ou de la mère n’est pas un facteur qui semble compter. On remarque également que le taux de suicidaires est à son niveau le plus élevé quand il y a un parent substitut.