Relations familiales et risque de grossesse adolescente

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Référence bibliographique [9137]

Villeneuve, Caroline et Cloutier, Richard. 1988. «Relations familiales et risque de grossesse adolescente». Dans La grossesse adolescente : Facteurs de risque et processus de résolution , sous la dir. de Caroline Villeneuve et Cloutier, Richard, p. 13-31. Etude 1, Rapport final de recherche soumis au CRSHC. Québec: Université Laval, École de psychologie.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Questions/Hypothèses :
« Qu’est-ce qui distingue les adolescentes ayant été confrontées à une grossesse de celles qui, actives sexuellement, ne sont pas concernées par ce problème? »

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Les données proviennent d’un groupe d’adolescentes qui ont été confrontées à un problème de grossesse résolu par avortement dans les 3 à 18 mois précédant la cueillette des données (groupe expérimental « GE »; N=25) et d’un groupe d’adolescentes actives sexuellement mais non concernées par une grossesse (groupe témoin « GT »; N=35). Ces 60 répondantes, dont l’âge variait entre 15 et 19 ans au moment du recueil des données (même âge moyen de 17 ans 1 mois pour les deux groupes), ont été recrutées en milieu scolaire public.

Instruments :
- Questionnaire d’informations générales;
- Questionnaire « Perceptions des conduites parentales » (Adams et Jones, 1983);
- Questionnaire « Cohésion-adaptabilité familiale » (Olson, Portner et Lavee, 1985);
- Questionnaire « Satisfaction familiale » (Olson et Wilson, 1982);
- Questionnaire « Attitudes et pratiques contraceptives » (Villeneuve et Cloutier, 1987 d’après Guay, 1980 et Urberg, 1982;
- Questionnaire « Attitudes et pratiques sexuelles » (Cloutier et Villeneuve, 1987 d’après Mirande et Hammer, 1974).

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


La recherche s’attarde au lien qui existe entre, d’une part, les relations qu’entretient l’adolescente avec son entourage familial, ses pratiques et attitudes sexuelles et contraceptives et, d’autre part, le risque qu’elle vive une grossesse. Les données proviennent d’un groupe d’adolescentes qui ont été confrontées à un problème de grossesse résolu par l’avortement dans les 3 à 18 mois précédents (N=25) et d’un autre groupe d’adolescentes actives sexuellement mais non concernées par une grossesse (N=35). Les données ont été recueillies par le biais de la perception de l’adolescente du fonctionnement dans sa famille, de sa sexualité et sa contraception. En résumé, il ressort que les adolescentes dites « à risque » : 1) sont plus souvent issues de familles ayant vécu une séparation parentale; 2) occupent un rang plus élevé dans la fratrie; 3) perçoivent leur père comme moins juste et plus distant; 4) perçoivent leur famille comme moins cohésive et moins satisfaisante; 5) tendent à percevoir leurs parents comme moins ouverts à la sexualité, à la contraception pré-maritale et à moins communiquer sur ces questions avec eux; 6) ont des rapports sexuels plus fréquents mais, plus souvent aussi, elles utilisent une contraception moins efficace ou pas de contraception du tout. L’ouverture parents-adolescente en regard de la sexualité et de la contraception est donc mise en relation avec les résultats.