Mariage et cadre de vie familiale dans une paroisse ouvrière montréalaise: Sainte-Brigide, 1900-1914

Mariage et cadre de vie familiale dans une paroisse ouvrière montréalaise: Sainte-Brigide, 1900-1914

Mariage et cadre de vie familiale dans une paroisse ouvrière montréalaise: Sainte-Brigide, 1900-1914

Mariage et cadre de vie familiale dans une paroisse ouvrière montréalaise: Sainte-Brigide, 1900-1914s

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Référence bibliographique [9076]

Ferretti, Lucia. 1989. «Mariage et cadre de vie familiale dans une paroisse ouvrière montréalaise: Sainte-Brigide, 1900-1914 ». Revue d’Histoire de l’Amérique Française, vol. 39, no 2, p. 233-251.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Analyse du mariage et du cadre de vie familiale en milieu ouvrier montréalais :« Après avoir établi le caractère ouvrier de la population brigidaine, à l’aide d’indicateurs reliés au statut professionnel et à la provenance géographique des conjoints et à la cohésion sociale de leur milieu, on analysera les différentes composantes du cadre de vie familiale, puis on décrira la cérémonie nuptiale. » (p. 235).

Questions/Hypothèses :
- Quels étaient les traits caractérisant le mieux la culture ouvrière des travailleurs brigidains?
- Quel était le cadre de vie familiale des travailleurs brigidains?
- Quel était l’impact des circonstances de travail des couples ouvriers sur la destinée des familles?
- Comment les noces étaient vécues en milieu ouvrier?

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Registres de publications de bans, conservés exceptionnellement à Sainte-Brigide, pour les années 1905-1914, ainsi que les recensements

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« Sainte Brigide est la seule paroisse montréalaise qui ait conservé, pour le début du 20e siècle, ses registres de publications de bans. Si cette source exceptionnelle ne permet pas de connaître la façon dont les noces étaient vécues en milieu ouvrier ni de saisir, dans son fonctionnement quotidien, les modes d’organisation familiale des travailleurs, elle contribue néanmoins à cerner d’un peu plus près les caractères de la cohésion sociale dans laquelle vivent les travailleurs brigidains et montréalais, à brosser le tableau de la structure du cadre de leur vie familiale et à préciser certains aspects de la cérémonie nuptiale. Peu de concubinages, peu de naissances illégitimes, peu de séparations volontaires des couples [...]: autant d’indices qui permettent de conclure que les travailleurs brigidains et montréalais n’ont ni contesté, ni refusé le modèle familial proposé par l’Église, au contraire de l’attitude des ouvriers européens à l’époque de l’industrialisation. Par contre leurs conditions de vie et de travail les ont amenés à développer des formes de solidarité entre parents et entre voisins susceptibles de les aider à compenser la faiblesse des salaires, l’incertitude de l’emploi et les limites de la charité publique et privée. » (p. 250)