Des enfants, mais à quel prix? (Une estimation du coût des enfants)

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Référence bibliographique [9071]

Gauthier, Anne H. 1989. «Des enfants, mais à quel prix? (Une estimation du coût des enfants)». Dans Dénatalité : des solutions , sous la dir. de Conseil des affaires sociales Québec, p. 123-136. Colloque international sur les politiques familiales tenu le 15 juin 1988. Québec: Les publications du Québec.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
- Présenter certaines estimations du coût des enfants.
- Mettre en parallèle les résultats avec l’aide financière que le gouvernement procure aux familles.
- « On se limitera strictement au coût économique d’un enfant pour ses parents, plus précisément au coût direct qu’il entraîne, en négligeant son coût indirect (perte de revenu associée au retrait de l’un des parents, la mère dans la plupart des cas, du marché du travail). » (p. 123)

Questions/Hypothèses :
« Combien coûte un enfant à ses parents, à l’État? Combien coûte-t-il en argent, mais aussi en temps, en énergie, en soucis? [...] combien rapporte-t-il? » (p. 123)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Enquête sur les dépenses des familles de 1982 et de 1986

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


Pour estimer le coût de l’enfant, l’auteure « a recours à un modèle économétrique qui exprime le niveau de vie d’une famille en fonction de son revenu, du nombre et de l’âge des enfants. » (p. 126) La variabilité du coût des enfants selon le niveau de vie, l’âge et le rang des enfants amène l’auteure à constater que :
- « Le coût d’un enfant [est] différent selon le niveau de vie de la famille. » (p. 127)
- « [...] plus le niveau de vie est élevé, plus le coût de l’enfant est élevé » (p. 128)
- « [...] nos résultats permettent d’estimer à 80% le coût d’un deuxième enfant par rapport au premier et à 70% le coût du troisième. » (p. 128)
L’auteure procède ensuite à une évaluation de l’aide gouvernementale pour les familles pour compenser le coût des enfants. Elle conclut à cet égard « qu’il coûte cher d’avoir et d’élever des enfants et que ’l’aide (gouvernementale) s’avère [...] toujours insuffisante à maintenir la parité des niveaux de vie entre les familles et les couples sans enfant’ (Lattes, 1987b, p. 62). » (p. 131)