Women Scientists as Mothers -Conflict and/or Cooperation

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Women Scientists as Mothers -Conflict and/or Cooperation

Women Scientists as Mothers -Conflict and/or Cooperations

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Référence bibliographique [9066]

Gosztonyi-Ainley, Marianne. 1989. «Women Scientists as Mothers -Conflict and/or Cooperation». Dans Mothering-Motherhood. Maternité-maternage , sous la dir. de Pierre L’Hérault, p. 73-88. Coll. «Working Papers/Inédits». Montréal: Institut Simone de Beauvoir.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
- L’auteure déconstruit, d’abord, le mythe du scientifique : homme blanc détenant un Ph.D., travaillant à l’Université, seul dans un laboratoire, faisant des découvertes pour ensuite s’intéresser à l’implication des femmes dans les sciences, les technologies et la médecine. (p. 73)
- Cerner comment ces femmes ont vécu leur rapport au travail scientifique et à la famille. (p. 75)

Questions/Hypothèses :
- Comment s’organisait la vie familiale des scientifiques mères?
- Comment ces femmes articulaient-elles leurs obligations envers leur famille et envers la science?

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Biographies et essais biographiques de scientifiques (du 17e au 20e siècles) dont :
- Maria Winkelmann (1670-1720)
- Ann Shteir (19e)
- Amalie Dietrich (1821-1891)
- Martha Dartt Maxwell (1831-1883)
- Phoebe Marks (1854-1923)
- Sofia Kovalevskaia (1850-1891)
- Margaret Morse Nice (1883-1974)
- Marie Sklodowska Curie (1867-1934)
- Edith Dunington Berkeley (1875-1963)
- Margaret Mead (1901-1978)
- Cecilia Payne-Gaposchkin (1900-1979)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


L’auteure examine, dans l’histoire, comment des femmes à la fois scientifique et mère ont pu négocier l’ensemble de leurs responsabilités. À partir de biographies, l’auteure montre que certaines scientifiques ont impliqué les membres de leur famille dans leurs recherches. C’est ce que l’auteure appelle le travail en coopération. C’est le cas notamment de Winkelmann et Shteir. Elle discute également du rapport entre responsabilité familiale et activité scientifique comme d’une relation conflictuelle entre la chercheure et les membres de la famille. Elle souligne à cet égard les cas de Dietrich et Dartt Maxwell. La relation peut parfois en être une de coopération et de conflit (Marks). L’auteure constate par ailleurs qu’il existe une variété d’attitudes face aux scientifiques mères. Celles-ci passent néanmoins du temps de « qualité » avec leurs enfants (Kovalevskaia, Morse Nice, Sklodowska Curie). Il est clair que malgré la réthorique en vigueur au 19e siècle concernant les sphères d’activités séparées selon le sexe, la maternité et la science n’étaient pas nécessairement considérées comme mutuellement exclusives.