Politique familiale ou politique nataliste: un enjeu de taille pour les femmes

Politique familiale ou politique nataliste: un enjeu de taille pour les femmes

Politique familiale ou politique nataliste: un enjeu de taille pour les femmes

Politique familiale ou politique nataliste: un enjeu de taille pour les femmess

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Référence bibliographique [9042]

Le Bourdais, Céline. 1989. «Politique familiale ou politique nataliste: un enjeu de taille pour les femmes ». Revue canadienne de santé mentale communautaire / Canadian Journal of Community Mental Health, vol. 8, no 2, p. 83-102.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
- Rendre compte des objectifs visés par la politique familiale (p. 84)
- « [...] caractériser la situation des femmes en emploi. » (p. 84)
- Analyser « les implications possibles de certaines mesures mises de l’avant dans le cadre de la politique familiale, dont le recours au travail à temps partiel et l’extension des congés de maternité. » (p. 84)
- Suggérer « quelques avenues à explorer afin de développer une véritable politique familiale qui s’accorde cette fois avec le droit des femmes à l’égalité tant en emploi que dans la famille. » (p. 84)

Questions/Hypothèses :
« Dans ce sens, la politique familiale telle qu’annoncée à grand renfort de publicité par l’État québécois risque de passer à côté de son objectif principal d’aide aux familles existantes. Pis encore, compte-tenu de la proportion sans cesse croissante de femmes qui se retrouvent responsables de ménages ou de familles, les effets à moyen terme de cette politique pourraient bien être l’appauvrissement -plutôt que le soutien- d’un nombre grandissant de femmes et d’enfants. » (p. 84)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’auteure utilise les documents de consultation sur la politique familiale de même que différentes sources documentaires québécoises.

Type de traitement des données :
Analyse de contenu, réflexion critique

3. Résumé


« La famille suscite, depuis quelques années, un regain d’intérêt. Elle est devenue un des sujets privilégiés de la recherche scientifique et des médias québécois, et elle marque de plus en plus le discours politique. Depuis plusieurs années, le gouvernement québécois promet l’élaboration d’une politique familiale. À la fin de l’année 1987, il annonçait la création d’un Conseil de la famille; dans la même foulée, il présentait en 1988 un budget destiné à mieux aider les familles, suivi d’un ’Énoncé de politiques sur les services de garde’. Si l’intervention de l’État répond aux demandes maintes fois exprimées par les divers groupes de femmes et associations familiales, certaines des mesures mises de l’avant dans les discussions entourant le développement de cette politique, telles le recours au temps partiel et l’extension des congés de maternité, sont susceptibles de faire reculer les femmes sur le terrain glissant de l’emploi où elles se trouvent si elles ne s’accompagnent pas d’une politique énergique d’égalité en emploi. Dans ce sens, la politique familiale pourrait bien passer à côté de son objectif avoué d’aide aux familles existantes et, pis encore, contribuer à l’appauvrissement d’un nombre grandissant de femmes et d’enfants. » (p. 83)