L’isolement social et les expériences de rupture et de rejet vécues dans la famille

L’isolement social et les expériences de rupture et de rejet vécues dans la famille

L’isolement social et les expériences de rupture et de rejet vécues dans la famille

L’isolement social et les expériences de rupture et de rejet vécues dans la familles

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Référence bibliographique [9018]

Ouellette, Françoise-Romaine. 1989. «L’isolement social et les expériences de rupture et de rejet vécues dans la famille». Dans Femmes sans toit ni voix , sous la dir. de Françoise-Romaine Ouellette, p. 49-63. Québec: Secrétariat à la Condition féminine, Conseil du statut de la femme.

Fiche synthèse

1. Objectifs


2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Données documentaires diverses ainsi que des propos d’informatrices-clés (intervenantes et chercheures)

Instruments :
Entrevues auprès de quelques informatrices-clés (intervanentes et chercheures)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


La situation des sans-abris dérive d’un cumul d’expériences difficiles qui engendrent des comportements de repli par rapport au milieu social d’origine et à la société en général. Parce que les rôles sociaux assignés aux hommes et femmes sont différents, les femmes vivent dans des conditions d’isolement particulières, variant selon leur âge et leur condition. De plus, les circonstances qui engendrent chez elles l’abandon de ces rôles et leur désengagement social ne sont pas les mêmes que chez les hommes. Il faut distinguer les jeunes femmes sans abris (qui n’ont jamais endossé les rôles de mères et d’épouses) de celles qui sont plus âgées. Ces dernières ont été exclues après avoir été mariées et mères de familles. Elles se détachent ou capitulent après une longue histoire problématique (violence, problèmes psychiatriques ou d’alcool). Ces femmes sont également victimes d’isolement social et d’absence de relation de soutien. Il semblerait que les femmes sans-abris auraient, plus souvent que les hommes, des contacts avec les membres de leur famille, surtout avec leurs enfants dont elles continuent, de loin, à s’occuper. On remarque également que l’itinérance est très fréquente chez les femmes qui ont été victimes de violence ou d’inceste dans leur famille et qui ont vécu dans des foyers nourriciers et des institutions.