Repères socio-culturels de l’avortement répété

Repères socio-culturels de l’avortement répété

Repères socio-culturels de l’avortement répété

Repères socio-culturels de l’avortement répétés

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Référence bibliographique [8876]

Lacourse, Marie-Thérèse. 1990. Repères socio-culturels de l’avortement répété. Les cahiers de recherche du GREMF, cahier 48. Québec: Université Laval, Groupe de recherche multidisciplinaire.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
- « Se centre sur l’appréhension des facteurs socioculturels pouvant expliquer le phénomène de l’avortement itératif »
- L’auteure a cherché « [...] à comprendre de l’intérieur, du point de vue des actrices concernées, l’avortement répété et le corpus socioculturel dans lequel il s’insère ».

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’échantillon compte10 femmes qui ont expérimenté un avortement de rang deux ou de rang trois au cours de l’année écoulée, le dernier ayant été obtenu dans une clinique de planification des naissances, située en milieu urbain dans la région de Québec. Ces répondantes présentent un nombre total de vingt-trois avortements. « Elles sont âgées en moyenne de 26,7 ans. Elles sont majoritairement célibataires tout en vivant une relation de couple. [...] Elles se situent au niveau socio-économique faible, faisant état d’un revenu annuel situé sous les 15,000 dollars. [...] Des dix répondantes, sept ont subi deux avortements alors que trois informatrices révélaient trois avortements. »

Instruments :
Enquête effectuée de 1989 à 1990 à l’aide d’entrevues semi-dirigées

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


L’auteure de ce document a cherché « [...] à comprendre de l’intérieur, du point de vue des actrices concernées, l’avortement répété et le corpus socioculturel dans lequel il s’insère ».Tout d’abord, elle aborde l’avortement comme objet sociologique. Par la suite, les résultats d’une enquête réalisée auprès de dix femmes ayant expérimenté plus d’un avortement sont présentés. Les informatrices de l’enquête lient étroitement les interruptions de grossesse avec l’histoire de leur fécondité. « Le condom est la méthode contraceptive la plus populaire, même après que l’échec de cette méthode ait provoqué une seconde grossesse indésirée. [...] Pour l’ensemble des répondantes, la connaissance qu’elles ont des moyens contraceptifs repose sur la base de données informelles et de décisions personnelles, plutôt que sur les conseils de professionnels de santé. [...] L’analyse des données sur les habitudes de contraception nous révèle une grande variété de raisons invoquées pour expliquer l’échec de la contraception, dont les catégories ’insouciance’, ’immaturité’, ’perturbation’ dans la vie personnelle et ’erreur’ dans la prise du contraceptif. Les raisons de l’avortement sont ensuite expliquées, en plus de la qualité de la sociabilité des répondantes. »