Étude des contributions environnementales et génétiques au langage maternel lors d’interactions mère-enfant à 5 mois

Étude des contributions environnementales et génétiques au langage maternel lors d’interactions mère-enfant à 5 mois

Étude des contributions environnementales et génétiques au langage maternel lors d’interactions mère-enfant à 5 mois

Étude des contributions environnementales et génétiques au langage maternel lors d’interactions mère-enfant à 5 moiss

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Référence bibliographique [882]

Cantin, Édith. 2010. «Étude des contributions environnementales et génétiques au langage maternel lors d’interactions mère-enfant à 5 mois». Thèse de doctorat, Québec, Université Laval, École de psychologie.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Les objectifs de cette thèse sont les suivants : « [...] 1) étudier le langage maternel adressé à des nourrissons de 5 mois en lien avec l’acquisition du vocabulaire de l’enfant à 18, 30 et 60 mois, et 2) étudier l’étiologie génétique et environnementale de ces verbalisations maternelles. » (p. i)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Des dyades mère-enfant ont participé à des situations standardisées de jeux libres. L’échantillon provient de l’Étude des Jumeaux Nouveaux-nés du Québec (EJNQ).

Instruments :
- Grille de codification
- MacArthur Communicative Development Inventory (MCDI; Fenson al., 1993).
- Échelle de Vocabulaire en Images de Peabody-III (EVIP; Dunn, Thériault-Whalen & Dunn, 1993)

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« Les résultats du premier article de la thèse montrent que les verbalisations de la mère avec un bébé de 5 mois sont associées au langage de l’enfant. Plus spécifiquement, la sensibilité verbale est associée au vocabulaire expressif de l’enfant à 18 et à 30 mois et la quantité de verbalisations maternelles prédit le vocabulaire expressif à 60 mois. De plus, l’intrusion verbale contribue négativement au vocabulaire expressif à 30 et 60 mois, ainsi qu’au vocabulaire réceptif à 60 mois. Les résultats de la deuxième étude montrent une étiologie uniquement environnementale à la quantité de verbalisations et à la sensibilité verbale, mais une héritabilité significative, de même qu’une contribution des facteurs de l’environnement non partagé à l’intrusion verbale. Les différences observées au plan de la quantité et de la sensibilité semblent donc plus probablement associées à des caractéristiques propres à la mère, alors que des caractéristiques héritables de l’enfant contribuent aux verbalisations intrusives. La thèse apporte ainsi des connaissances nouvelles sur le langage maternel durant la période prélinguistique et sur ses liens avec l’acquisition du vocabulaire chez l’enfant. De façon novatrice, elle fait la démonstration d’un effet de l’enfant sur les comportements verbaux maternels d’intrusion. » (p. i)