Influence de la socialisation précoce en garderie sur le tempérament de l’enfant à deux ans

Influence de la socialisation précoce en garderie sur le tempérament de l’enfant à deux ans

Influence de la socialisation précoce en garderie sur le tempérament de l’enfant à deux ans

Influence de la socialisation précoce en garderie sur le tempérament de l’enfant à deux anss

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Référence bibliographique [8609]

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« [...] vise à comparer le tempérament de deux groupes d’enfants québécois de 24 mois échantillonnés sur la base de l’expérience précoce de socialisation en groupe de pairs par rapport à une socialisation plus traditionnelle dans l’entourage familial. »

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
210 familles habitant la région de l’Île-de-Montréal ont participé au projet. L’âge moyen des enfants est de 24 mois. 45% des enfants fréquentent une garderie de quartier sans but lucratif (Garderie: N=95). L’autre groupe d’enfants demeure quotidiennement avec la mère au domicile familial (Maison: N=115). La proportion de filles et de garçons est quasi identique (108 garçons et 102 filles). Près de 80% des enfants proviennent de familles biparentales et 67,2% d’entre eux sont des enfants uniques. Le statut socio-économique se situe à près de 25 900$ en moyenne.

Instruments :
- La version révisée du questionnaire « Toddler Temperament Scale » (TTS) (Fullard, McDewitt et Carey, 1978) a été administré au domicile familial;
- Enregistrement vidéoscopique de l’interaction mère-enfant.

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« Un débat fondamental entoure actuellement la question de l’émergence des caractéristiques ou traits de l’individu dits tempéramentaux. À l’encontre de certains modèles psychobiologiques prônant un ancrage génétique, des études récentes suggèrent plutôt que les aspects de l’entourage social et physique de l’enfant prédisent mieux les profils de tempérament rapportés par les parents entre deux et cinq ans. Comme tentative de compromis, une perspective interactionniste fait valoir que le développement du tempérament est fonction du degré de consonance des caractéristiques physiques et comportementales de l’individu et des demandes du milieu familial. [...] La présente recherche vise à comparer le tempérament de deux groupes d’enfants québécois de 24 mois échantillonnés sur la base de l’expérience précoce de socialisation en groupe de pairs par rapport à une socialisation plus traditionnelle dans l’entourage familial. Les analyses portant sur les regroupements factoriels font ressortir que c’est le facteur principal de l’autorégulation qui distingue les deux groupes. Ainsi, les mères évaluent moins favorablement le niveau d’autorégulation des enfants du groupe Garderie. Les résultats sont discutés dans le sens d’un appui quant à l’influence de l’entourage social sur le processus de différenciation des traits de tempérament. »