L’avortement répété : sens du geste

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Référence bibliographique [8499]

Lacourse, Marie-Thérèse. 1992. «L’avortement répété : sens du geste». Dans Comprendre la famille , sous la dir. de Gilles Pronovost, p. 375-390. Actes du 1er symposium québécois de recherche sur la famille tenu à l’Université du Québec à Trois-Rivières les 24 et 25 octobre 1991. Québec: Les Presses de l’Université du Québec.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
- « [...] repérer des déterminants sociaux et culturels dans le recours répété à l’avortement » (p. 378)
- Faire état « des résultats d’une recherche effectuée au cours de l’année 1989-1990 et qui portait sur l’avortement répété au Québec » (p. 376)

Questions/Hypothèses :
- « [...] les femmes qui recourent plus d’une fois à l’interruption volontaire de grossesse non désirée révèlent un désir inconscient d’avoir un enfant, mais bien parce que la démarche de ces femmes et leurs recours répété à l’avortement portent une revendication fondamentale : celle du désir de la maternité dans leur projet de vie. » (p. 375)
- « [..] la répétition de l’avortement volontaire survient justement parce que la formation de la famille, pour les répondantes que nous avons rencontrées, demeure encore associée au projet conjugal. » (p. 376)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Entrevues individuelles, d’une durée approximative de soixante minutes, avec dix femmes ayant obtenu plus un avortement itératif dans une clinique de planification des naissances située en milieu urbain. (p. 376)
Pour plus de détails, voir la fiche d’un ouvrage publié par l’auteure : « L’avortement répété au Québec : des valeurs post-modernes »

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif (p. 378)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


L’auteure tente de mieux comprendre ce qui explique qu’ « un nombre grandissant de Québécoises et de Canadiennes ont vécu ces dernières années l’expérience d’un avortement répété. » (p. 375) Elle présente d’abord les statistiques de l’avortement au Québec pour l’année 1985. Elle discute ensuite d’un certain nombre de dimensions qui concernent les répondantes de l’étude. Ainsi, elle montre qu’il n’y a pas à proprement parler de caractéristiques spécifiques permettant de construire un profil socio-démographique. L’auteure dégage trois profils d’usagères de la contraception : 1. « [...] le profil Instabilité, concerne les femmes pour qui une absence de stabilité affective ou sociale affecte la régularité de l’habitude contraceptive. » (p. 380); 2. « [...] le profil Naturalisme, suggère une confiance spontanée dans une méthode contraceptive naturelle douce. » (p. 380); 3. « [...] le profil C, celui du Rationalisme, attribuent à un facteur exogène perturbateur l’échec de la contraception. » (p. 380) L’auteure poursuit ensuite la discussion avec les raisons qui expliquent le choix d’un avortement et l’importance de la conjugalité dans l’avortement répété. On retiendra que : « Les propos des femmes rencontrées révèlent un sens réel de la gravité de leur geste. Toutes s’accordent à rejeter l’idée qui ferait de l’avortement un moyen de contraception. Elles ne véhiculent pas une vision instrumentale de l’avortement. Leur jugement porte sur la possibilité de recourir à cette intervention. L’acte n’est pas mal ou bien en soi, mais souhaitable ou non selon le projet de vie dans lequel il s’insère. » (p. 385)