Familles, personnes adultes dépendantes et aide ''naturelle'' : entre le mythe et la réalité

Familles, personnes adultes dépendantes et aide ''naturelle'' : entre le mythe et la réalité

Familles, personnes adultes dépendantes et aide ''naturelle'' : entre le mythe et la réalité

Familles, personnes adultes dépendantes et aide ''naturelle'' : entre le mythe et la réalités

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Référence bibliographique [8479]

Maheu, Pierre et Guberman, Nancy. 1992. «Familles, personnes adultes dépendantes et aide ''naturelle'' : entre le mythe et la réalité ». Revue internationale d’action communautaire, vol. 28, no 68, p. 51-62.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Questionner la conception naturaliste de l’aide aux personnes adultes dépendantes.

Questions/Hypothèses
- « [l’aide dite naturelle] tient davantage du mythe que de la réalité;
- que l’aide dite ’naturelle’ aux proches adultes dépendants-es constitue un véritable travail de soin dont on trouve l’équivalent professionnel chez les travailleurs et travailleuses de la santé et des services sociaux;
- que ce travail requiert des conditions, des connaissances et des capacités d’organisation particulières qui n’ont rien de commun avec l’improvisation associée à l’aide ’naturelle’;
- que l’utilisation abusive du concept ’d’aide naturelle’ pour désigner la prise en charge tend à occulter l’ampleur, la complexité et la lourdeur de ce travail. » (p. 51)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Voir fiche Guberman, Nancy, Maheu, Pierre et Maillé, Chantal, Et si l’amour ne suffisait pas... femmes, familles et adultes dépendants, Montréal, Les éditions du remue-ménage, 266 p.

Instruments :
Guide d’entretien

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« À partir des témoignages recueillis auprès de plus de 70 soignantes, l’article évoque ce que recouvre le travail de prise ne charge d’un-e proche adulte dépendant-e. En choisissant l’expression ’travail de soin’ pour décrire cette réalité, les auteurs s’inscrivent en faux contre la représentation de la prise en charge familiale vue comme une aide ’naturelle’. Caractérisée par le spontanéité, l’improvisation, l’absence d’évaluation et de perspective. Au contraire, ils montrent que cette aide constitue un véritable travail de soins requérant des conditions, des connaissances et des capacités d’organisation particulières, qu’elle s’apparente à maints égards au travail des intervenants et intervenantes de la santé et des services sociaux et a peu à voir avec la conception naturaliste des soins. L’article contribue à une analyse critique de l’univers domestique. » (pp. 182-183)