L’accaparement foncier et la reproduction sociale dans la vallée du Saint-Laurent au XVIIIe siècle

L’accaparement foncier et la reproduction sociale dans la vallée du Saint-Laurent au XVIIIe siècle

L’accaparement foncier et la reproduction sociale dans la vallée du Saint-Laurent au XVIIIe siècle

L’accaparement foncier et la reproduction sociale dans la vallée du Saint-Laurent au XVIIIe siècles

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Référence bibliographique [8472]

Mathieu, Jacques, Laberge, Alain, Gouger, Lina et Postolec, Geneviève. 1992. «L’accaparement foncier et la reproduction sociale dans la vallée du Saint-Laurent au XVIIIe siècle». Dans Transmettre, hériter, succéder : La reproduction familiale en milieu rural France-Québec XVIIIe-XXe siècles , par Johanne Noël, sous la dir. de Rolande Bonnain, Bouchard, Gérard et Goy, Joseph, p. 121-134. Lyon: Presses universitaires de Lyon.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Montrer que « L’accaparement des terres par les premières familles d’une seigneurie s’inscrit dans la problématique de la reproduction sociale ». (p. 121)

Questions/Hypothèses :
« [...] vérifier jusqu’à quel point les familles établies cherchent à se réserver les terres disponibles dans les limites de leur seigneurie, afin d’y établir leur descendance. » (p. 121)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
10% de toutes les terres de la vallée laurentienne retenus dans les Aveux et dénombrements du XVIIIe siècle (1723-1745) (p. 123)

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« [...] nous observons en fait les comportements propres aux fronts pionniers, caractérisés par un accaparement initial des terres. À Saint-Sulpice, la famille Chevaudier dit Lépine rassemble six frères qui possèdent sept terres dans le front pionnier. À Bellechasse, Jean-Jacques Talbot dit Gervais et ses trois fils célibataires se font concéder chacun une terre dans le front pionnier. Ces réseaux illustrent bien le caractère familial des peuplements fondateurs et l’utilité des liens pour une installation facile et un établissement réussi puisqu’ils sont garants d’une entraide et d’une solidarité essentielles. » (pp. 129-130) « Le principe une terre, une famille, serait devenu un processus social actif, voire contraignant, mais qui imposerait ses propres règles du jeu face à l’accaparement des terres. » (p. 131)