Certains impacts du régime fédéral des allocations familiales sur les femmes francophones du Québec

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Certains impacts du régime fédéral des allocations familiales sur les femmes francophones du Québecs

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Référence bibliographique [8397]

Côté, Denise et Maurice, Marie-Paule. 1993. «Certains impacts du régime fédéral des allocations familiales sur les femmes francophones du Québec ». Revue canadienne de service social / Canadian Social Work Review, vol. 10, no 2, p. 157-181.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Cet article abordera l’impact des allocations familiales fédérales sur deux groupes précis au moment de leur mise en place en 1945 : les mères de famille et les travailleuses sociales francophones du Québec. Il abordera aussi l’action de femmes et de groupes de femmes qui ont défendu le programme des allocations familiales. Ceci permettra de cerner certaines nuances dans l’émergence et la mise en place d’une politique sociale visant les enfants, mais identifiant les mères comme intermédiaires privilégiées, ainsi que la portée d’une politique sociale sur la structure familiale et sur une profession essentiellement féminine. » (p. 158)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Données documentaires diverses

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« C’est dans un silence médiatique presque total que, le 1er janvier 1993, après 48 ans d’existence, le régime fédéral des allocations familiales a pris fin. Pourtant, il s’agissait de la première mesure de sécurité sociale universelle au Canada qu’on abolissait, celle-là même qui avait ouvert la voie à l’État-Providence canadien. Progrès ou recul pour les femmes? Il est bien sûr difficile d’affirmer qu’une politique sociale constitue en soi un progrès et que, à contrario, son abolition constitue un recul. En contexte néo-libéral, cependant, les femmes doivent assumer des soins à leurs proches auparavant pris en charge par les services publics (Guberman et al., 1992). » (p. 157-158) « Si plusieurs politiques sociales liées à l’État-Providence visaient une prise en charge par l’État de la reproduction de la main-d’oeuvre, les politiques sociales de l’État-Accompagnateur visent un désengagement de l’État à ce titre. » (p. 158) De façon à cerner l’impact des allocations familiales fédérales sur les mères de famille et les travailleuses sociales francophones du Québec, les auteures présentent dans un premier temps le contexte de 1945 pour les mères et les travailleuses sociales. Elles discutent également de la mise en place du programme des allocations familiales fédérales en 1945, de l’impact des allocations familiales en 1945. Dans un deuxième temps, les auteures abordent la question des allocations familiales fédérales en 1993. On retiendra cette conclusion des auteures : « La fin de l’universalité des allocations familiales signifie la fin d’une reconnaissance symbolique, si minime soit-elle, de la contribution sociale et économique des mères et du maternage. Elle soulève ainsi la question de la nature des politiques sociales touchant les femmes. Doivent-elles être neutres, et considérer les femmes comme des citoyennes, en oubliant le poids de leurs charges maternelles pourtant très réelles? » (p. 176)