Problèmes familiaux et placement en bas âge chez des adolescents suicidaires

Problèmes familiaux et placement en bas âge chez des adolescents suicidaires

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Problèmes familiaux et placement en bas âge chez des adolescents suicidairess

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Référence bibliographique [8364]

Hamel, Sylvie, Tousignant, Michel et Bastien, Marie-France. 1993. «Problèmes familiaux et placement en bas âge chez des adolescents suicidaires ». PRISME, vol. 3, no 4, p. 516-524.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Dans le cadre de ce travail, nous émettons l’hypothèse que, comparativement aux non suicidaires, les suicidaires ont vécu dans une plus grande proportion une expérience de placement prolongé, c’est-à-dire, de plus d’une année. »

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« Nous avons investigué deux populations francophones de la région de Montréal, soit 2327 élèves de 14 à 17 ans et 700 jeunes de 18 à 24 ans qui ont été rejoints par téléphone. Dans la première population, 78 suicidaires et 72 non suicidaires sont comparés, les deux groupes ayant été victimes de négligence affective par au moins un des adultes ayant été le plus responsable d’eux au cours de leur vie. La deuxième population comprend trois groupes : 43 suicidaires, 48 non suicidaires ayant rapporté une carence d’attention de la part d’au moins un des adultes responsables, et de 43 non suicidaires non carencés. »

Instruments :
- Une version modifiée, adaptée à une population d’adolescents québécois, de l’échelle sur la qualité des soins du « Parental Bonding Instrument » de Parker (1983);
- Le « Lack of Care » (BiFulco et Al., 1986);
- Entrevue individuelle.

Type de traitement des données :
Analyses statistique, analyse de contenu

3. Résumé


« Deux enquêtes sur le comportement suicidaire des jeunes ont été menées à Montréal entre 1986 et 1989, à partir d’échantillons composés de 2 321 adolescents de 14 à 17 ans et de 700 jeunes de 18 à 24 ans. Les résultats de la deuxième phase, obtenus sur la base d’une entrevue individuelle, montrent que 8 jeunes sur 121 ayant rapporté des expériences suicidaires ont vécu un placement en dehors de la famille étendue avant l’âge de 12 ans, et mentionnaient l’existence de graves problèmes familiaux. On ne retrouvait par contre aucun placement avant 12 ans accompagné de graves problèmes familiaux dans deux groupes témoins totalisant 174 non suicidaires. »