Famille, écologie sociale et comportements suicidaires à l’école secondaire

Famille, écologie sociale et comportements suicidaires à l’école secondaire

Famille, écologie sociale et comportements suicidaires à l’école secondaire

Famille, écologie sociale et comportements suicidaires à l’école secondaires

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Référence bibliographique [8293]

Tousignant, Michel, Bastien, Marie-France et Hamel, Sylvie. 1993. Famille, écologie sociale et comportements suicidaires à l’école secondaire. Rapport final remis au Conseil québécois de la recherche sociale. Montréal: Université du Québec à Montréal, Laboratoire de recherches en écologie humaine et sociale.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
- Établir si la qualité du rapport enfant-famille-système social est un élément de protection ou de vulnérabilité dans la genèse des tendances et des comportements suicidaires. Plus précisément, est-ce que les déficiences familiales, en particulier la carence parentale, demeurent associées à des tendances suicidaires si le rapport avec l’environnement social ne présente pas de lacunes importantes?
- Examiner les rapports des sujets avec les systèmes de la famille étendue, de l’école et du réseau social, ou avec le milieu résidentiel qui viennent s’inscrire dans un tableau de carence parentale.

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Deux groupes, soit un groupe de suicidaires privés d’affection parentale ( 78 sujets) et un groupe de non-suicidaires (72 sujets) aussi privés d’affection parentale. L’âge moyen de chaque groupe est de 16.2 ans. Il y a proportionnellement plus de garçons que de filles dans le groupe des non-suicidaires que dans le groupe des suicidaires, mais la différence n’est pas significative.

Instruments :
- Questionnaire de sélection
- Entrevues semi-dirigées
- Instruments de Bifulco sur les relations parent-enfant
- Échelle de Bifulco sur la violence familiale
- Échelle de Parker; alpha de Cronbach satisfaisant

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3 Résumé
La question sous-jacente à cette recherche peut se ramener à la formulation suivante: si les suicidaires proviennent en grand nombre de familles où les relations avec au moins un des parents sont tendues, qu’est-ce qui fait que certains jeunes s’en tirent mieux que d’autres? Pour ce faire, les auteurs ont effectué des entrevues avec 150 jeunes issus de milieu familial carencé, 78 de ceux-ci ont des tendances ou comportements suicidaires, les 72 autres n’en ont pas. L’analyse des résultats dévoile entre autres que les non suicidaires, provenant tous de familles où il y a carence de soins, semblent partiellement épargnés des conséquences négatives des situations. En fait, les changements vécus sont généralement plus radicaux que chez les suicidaires. Ces transitions radicales ne sont certainement pas plaisantes à vivre, mais elles semblent diminuer la vulnérabilité au suicide. C’est peut-être qu’au lieu de créer de l’instabilité, elles éloignent de la source d’un conflit et amènent à la longue plus de stabilité.