La relève agricole au Québec, une affaire de fils...et de filles

La relève agricole au Québec, une affaire de fils...et de filles

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Référence bibliographique [8200]

Groupe Femmes, Gestion et Entreprises. 1994. La relève agricole au Québec, une affaire de fils...et de filles. Cahier de recherche no 94-01. Montréal: Le groupe Femmes, Gestion et Entreprises, École des hautes Études commerciales.

Fiche synthèse

1. Objectifs


« L’objectif de ce projet de recherche consiste en premier lieu à décrire des cas de relève récente en agriculture au Québec sur les entreprises familiales, d’identifier des facteurs déclencheurs de cette relève, de discerner parmi ces facteurs ceux qui favorisent les filles et d’observer l’influence de ces facteurs en fonction du sexe. Dans cette perspective, les sous-objectifs de l’étude sont les suivants :
1) Cerner des cas de relève assumée, en partie au moins.
2) Dégager les caractéristiques socio-démographiques de cette relève tant masculine que féminine au Québec.
3) Recueillir des informations quantitatives et qualitatives qui nous permettent d’identifier les facteurs déclencheurs de cette relève et les principales difficultés qu’elle a rencontrées.
4) Identifier les stratégies particulières qu’ont adoptées les filles et les garçons assumant la relève dans l’entreprise familiale agricole. »

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
15 filles et 15 garçons ayant effectivement assumé la relève de l’entreprise familiale ainsi que les parents de ceux-ci. Les garçons et les filles sont âgés de 28 ans et plus et se sont établis sur la ferme de leurs parents en 1989, 1990 et 1991. En tout 88 personnes ont été interviewées (2 parents n’ont pas été rencontrés.).

Instruments :
Entrevue semi-structurée

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« L’objectif de cette recherche est d’identifier les facteurs qui déclenchent la relève féminine et masculine au Québec et de discerner parmi ces facteurs ceux qui favorisent les filles. Cette recherche est exploratoire et descriptive. En premier lieu, l’étude décrit une relève récente sur des entreprises familiales agricoles puisqu’elle est entrée dans le processus de succession depuis 1989 et encore plus récemment. Elle est faite à partir d’un échantillon de filles en fonction duquel l’échantillon des garçons a été choisi. Certaines variantes sont donc observées en comparaison avec des études antérieures de la relève: l’âge de l’établissement, le statut civil, le type d’entreprise, les étapes franchies à l’intérieur du processus de succession, la formation acquise. En second lieu, les facteurs identifiés sont regroupés en deux catégories : les facteurs structurels et les facteurs conjoncturels. Les deux catégories tiennent compte des caractéristiques des individus qui assument la relève, des caractéristiques des familles et des entreprises. L’étude a permis de constater que le processus même de succession, particulièrement à l’étape d’incubation, tend à éloigner les filles. Cependant, les filles manifestent leur intérêt pour l’agriculture en choisissant d’investir dans la formation puisqu’il faut des diplômes pour travailler en agriculture ou dans un domaine connexe en dehors de la ferme familiale. Contrairement aux croyances populaires, l’étude permet de démontrer que ce n’est pas l’absence de garçons qui explique l’arrivée des filles comme successeures à leurs parents. De même, l’identification aux parents, à un modèle masculin ou féminin, n’est pas stéréotypée, filles et garçons s’identifiant le plus souvent aux deux parents. »