Les déterminants des ruptures de mariage et d’union au Québec : un modèle économique de durée

Les déterminants des ruptures de mariage et d’union au Québec : un modèle économique de durée

Les déterminants des ruptures de mariage et d’union au Québec : un modèle économique de durée

Les déterminants des ruptures de mariage et d’union au Québec : un modèle économique de durées

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Référence bibliographique [8157]

Lefebvre, Pierre et Merrigan, Philip. 1994. Les déterminants des ruptures de mariage et d’union au Québec : un modèle économique de durée. Montréal: UQAM, Cahiers de recherche du département des sciences économiques, UQAM, Cahier no 9401.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« L’objectif principal de l’étude est donc de mesurer l’influence relative des facteurs tant socio-économiques que socio-démographiques sur l’instabilité conjugale au Québec, tout en identifiant le rôle qu’auraient pu jouer les programmes de revenu minimum (Assistance aux mères nécessiteuses et aide sociale) sur les comportements de divorce des personnes mariées ou de rupture de celles vivant en unions consensuelles. » (p. 2)

Questions/Hypothèses :
« La hausse du salaire réel offert aux femmes et la chute de la mortalité infantile ont baissé la demande d’enfants et concomitamment les gains de la spécialisation et de la complémentarité liés au mariage. » (p. 1)
« [...] avec la hausse du travail des femmes, les coûts relatifs de la production familiale ont augmenté (les prix des substituts marchands étant plus avantageux) tout comme sans doute les coûts de la coopération (le travail des uns et des autres favorisent peut-être moins les investissements affectifs entre les conjoints et entre les parents et leurs enfants). » (p. 1)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Enquête sociale générale de 1990 sur la famille et les amis de Statistique Canada, composée de 14 000 personnes âgées de 15 ans et plus. Les auteurs y ont découpé un sous-échantillon de 1 436 Québécoises âgées de 18 à 65 ans. Cet échantillon se caractérise par les critères suivants: être mariée ou vivre en union libre ou avoir déjà vécu une telle union; être mariée, être âgée de 20 à 60 ans et s’être mariée ou unie après 1949; ne pas avoir vécu une rupture de mariage ou d’union à cause du décès de son conjoint. (p. 13)

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« Le développement, dans les années récentes, de différentes sources de données individuelles longitudinales a rendu possible la mise en oeuvre de modélisations économétriques des différences de trajectoires individuelles. Ce travail présente un exemple d’une telle modélisation, qui vise à cerner à partir de données canadiennes, un aspect de l’impact de l’Aide sociale (Assistance aux mères nécessiteuses de 1936 à 1969) sur les comportements conjugaux. Les données qui nous intéressent sont celles de l’Enquête sociale générale sur la famille et les amis, réalisée en 1990 par Statistique Canada. Ces données permettent de reconstruire à rebours l’histoire de vie matrimoniale et conjugale d’un large échantillon de Canadiennes et de Canadiens. [...] Un modèle paramétrique de durée (à la Weinbull) est estimé, en tenant compte de l’hétérogénéité non observable, à l’aide d’un sous-échantillon de femmes québécoises ayant vécu un premier mariage ou une première union. Les résultats montrent d’une part qu’un modèle de durée des mariages (unions) paraît être estimé plus efficacement lorsqu’il intègre des variables économiques et d’autre part que l’Aide sociale (l’aide de dernier recours) semble jouer un rôle sur les probabilités de rupture de la vie en couple pour les plus jeunes générations de femmes. » (résumé)