Antécédents de violence et transmission intergénérationnelle de la maltraitance

Antécédents de violence et transmission intergénérationnelle de la maltraitance

Antécédents de violence et transmission intergénérationnelle de la maltraitance

Antécédents de violence et transmission intergénérationnelle de la maltraitances

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Référence bibliographique [8146]

Massé, Raymond. 1994. «Antécédents de violence et transmission intergénérationnelle de la maltraitance ». PRISME, vol. 4, no 2-3, p. 239-249.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Vérifier « [...] l’hypothèse voulant que le vécu d’antécédents de violence ne doive être considéré comme facteur ’explicatif’ de la maltraitance qu’une fois ses effets analysés corrélativement à ceux d’autres facteurs confondants (ex: antécédents de placement, rapports parents-enfants autoritaires) qui en constituent souvent des conséquences. »

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
87 parents mis en cause pour négligence (77 cas) et/ou abus physique (10 cas) par les intervenants sociaux du CSSMM. Un groupe témoin comprend 123 parents échantillonnés au hasard à partir d’une banque de noms tirés du fichier provincial des allocations familiales. Deux sous-échantillons de parents maltraitants pauvres (n=75) et de parents témoins pauvres (n=47). Les parents pauvres d’enfants maltraités sont en moyenne plus jeunes (30 ans) que les parents témoins (38 ans) et présentent plus souvent (47% comparativement à 14%) un profil de pauvreté (revenu familial inférieur à $15 000).

Instruments :
Entrevues

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« L’hypothèse de la transmission intergénérationnelle de la maltraitance a trop souvent considéré qu’il existait un rapport de causalité simple entre antécédents de violence chez les parents et abus ou négligence envers leurs propres enfants. À partir d’une étude cas-témoin qui permet le contrôle du facteur ’pauvreté’, nous montrerons que les parents maltraitants ont été plus fréquemment exposés à des antécédents de violence. Cette démarcation cas-témoin est toutefois relativement faible lorsque les parents maltraitants sont comparés à des parents témoins présentant le même niveau de pauvreté. »