Adoption et redéfinition contemporaine de l’enfant, de la famille et de la filiation

Adoption et redéfinition contemporaine de l’enfant, de la famille et de la filiation

Adoption et redéfinition contemporaine de l’enfant, de la famille et de la filiation

Adoption et redéfinition contemporaine de l’enfant, de la famille et de la filiations

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Référence bibliographique [8135]

Ouellette, Françoise-Romaine et Séguin, Johanne. 1994. Adoption et redéfinition contemporaine de l’enfant, de la famille et de la filiation. Québec: Gouvernement du Québec, Institut québécois de recherche sur la culture.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Chercher à comprendre la manière dont est actuellement conçu et régulé l’établissement d’un lien adoptif, en s’intéressant aux valeurs et aux prises de positions exprimées par les principaux acteurs concernés. » (p. 2)

Questions/Hypothèses :
- Comment, selon les principaux acteurs institutionnels ou collectifs, s’élabore le processus de constitution d’une famille par adoption?
- Quelles sont les positions des groupes, des associations et des professionnels qui interviennent dans l’élaboration, l’application ou la contestation des règles entourant l’adoption, concernant le contexte de l’adoption au Québec?

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
- Cadres et professionnels du Secrétariat à l’adoption internationale et des services d’adoption des directions de protection de la jeunesse à l’intérieur des centres de services sociaux
- Représentants des associations d’adoptants et d’organismes agréés d’adoption internationale, travailleurs sociaux, avocats et psychologues, membres de quelques organisations de défense des droits de l’enfant, d’aide aux enfants en difficulté, d’entraide entre adoptés
- Personnes en démarche d’adoption ou ayant récemment adopté et personnes infertiles qui n’ont pas choisi l’adoption

Instruments :
Questionnaire d’entrevue semi-dirigée

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« Pour éclairer les enjeux et la dynamique sociale de l’adoption, cette problématique a été explorée selon trois axes : celui des agents, celui des conceptions, valeurs et prises de positions qui orientent leur action; celui de leurs pratiques. Au départ, nous avons considéré les organisations qui sont mobilisées par rapport à l’adoption comme s’inscrivant dans un même champ de pratique sociale circonscrit par un enjeu de pouvoir spécifique: le contrôle et la régulation des transferts d’enfants menant à l’établissement d’un nouveau lien de filiation. À l’analyse, c’est surtout à propos de l’adoption internationale qu’il est apparu particulièrement pertinent d’adopter l’approche analytique des champs. [...] Notre objectif était de documenter la dynamique concrète de l’adoption en portant attention aux conceptions et aux valeurs des principaux acteurs institutionnels ou collectifs qui s’y manifestent, ainsi qu’aux normes qui s’avèrent significatives pour eux. Pour comprendre comment ils se situent les uns par rapport aux autres et par rapport aux adoptants pris individuellement, nous avons tenu compte de la place de chacun dans la structure sociale (son statut juridique, son mandat de représentation, ses liens formels avec d’autres organisations, la composition de son membership...), de ses objectifs, de ses moyens d’intervention et de l’histoire de son investissement par rapport aux transferts d’enfants. » (p. 3)