Les enjeux éthiques de l’intervention professionnelle dans les situations familiales de ''maltraitance''

Les enjeux éthiques de l’intervention professionnelle dans les situations familiales de ''maltraitance''

Les enjeux éthiques de l’intervention professionnelle dans les situations familiales de ''maltraitance''

Les enjeux éthiques de l’intervention professionnelle dans les situations familiales de ''maltraitance''s

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Référence bibliographique [8125]

Parent, Pierre-Paul, Mineau, André, Pelletier, Céline et Thériault, Jean-Yves. 1994. «Les enjeux éthiques de l’intervention professionnelle dans les situations familiales de ''maltraitance''». Dans Comprendre la famille , sous la dir. de Gilles Pronovost, p. 329-348. Actes du 2ème symposium québécois de recherche sur la famille tenu à Trois-Rivières les 3, 4 et 5 novembre 1993. Québec: Presses de l’Université du Québec.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
- « La recherche que nous avons entreprise a pour objectif d’explorer les principaux conflits de valeurs que vivent ceux qui interviennent auprès des familles, de déterminer leur dynamique morale et de formuler les enjeux éthiques que ces pratiques soulèvent. » (p. 329)
- Elle vise aussi à préparer la « rédaction d’un guide déontologique axé sur les interventions auprès des familles vivant des situations de maltraitance ». (p. 333)

Questions/Hypothèses :
- « Quelles étaient les motivations d’ordre moral ou éthique des interventions de type professionnel auprès de ces familles? Et plus encore, comment ces motivations venaient interférer avec celles des familles concernées. » (p. 330)
- « [...] faisant l’hypothèse d’une difficulté chez les intervenants à reconnaître la différence inscrite dans le phénomène de ’maltraitance’ familiale, nous privilégierons une réflexion de type psychanalytique qui nous permettra de voir en quoi, devant une altérité hors-norme, ils se voient obligés de remettre en question ou du moins de s’interroger sur leur propre rapport à la loi. » (p. 333)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
20 hommes et 47 femmes dont la moyenne d’âge est de 37 ans, intervenant-e-s dans des CPEJ ou des CLSC des régions du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie, des Îles-de-la-Madeleine et de la Côte-Nord.

Instruments :
Questionnaire d’enquête

3. Résumé


« Après avoir exposé succinctment notre problématique de recherche, ses objectifs et la méthodologie utilisée, nous avons précisé le profil des personnes qui ont accepté de répondre au questionnaire que nous leur avions adressé. Puis nous avons vu que, en partant d’une définition large de la violence, le contenu des valeurs prônées par les intervenants s’est radicalisé et s’est progressivement éloigné de la réalité des familles maltraitantes à risque de ne pas pouvoir vivre les valeurs dominantes. [...] De même, nous avons précisé que si les intervenants sont possesseurs du savoir et du vouloir, aux familles sont plutôt attribués le non-pouvoir et le non-savoir, malgré des tentatives de valoriser ces familles. Nous avons insisté sur la présence d’une différence importante, engendrée par le fait même qu’on intervient auprès de ces familles. Enfin, nous nous sommes interrogés sur l’enjeu éthique de la différence et nous nous sommes demandés s’il n’est pas omniprésent dans les perceptions des intervenants. La question se pose alors de trouver comment assumer cette différence sans le rejet, la commisération, ou même des tentatives de séduction dans un rapport de l’ordre du même. » (pp. 347-348)