État de santé mentale d’un groupe de femmes violentées

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Référence bibliographique [8104]

Rinfret-Raynor, Maryse et Marquis, Solange Cantin et Yolaine. 1994. «État de santé mentale d’un groupe de femmes violentées». Dans Violence conjugale: recherches sur la violence faite aux femmes en milieu conjugal , sous la dir. de Maryse Rinfret-Raynor et Cantin, Solange, p. 21. Boucherville: Gaëtan Morin éditeur.

Fiche synthèse

1. Objectifs

Intentions :
-Cette recherche s’inscrit dans le prolongement des quelques recherches québécoises sur les effets de la violence conjugale sur la santé mentale des femmes.

2. Méthode

Echantillon
181 femmes victimes de violence conjugale. Le premier groupe expérimental contient 60 participantes bénéficiant de la modalité ''intervention de groupe». Le deuxième groupe expérimental comporte 61 participantes bénéficiant de la modalité ''intervention individuelle'' et le groupe de comparaison compte 60 participantes bénéficiant de la modalité ''intervention individuelle''.

Instruments :
La version française du Symptom Check-List-90-R, complété à 4 reprises.

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


Cette recherche évaluative s’inscrit dans le prolongement des quelques recherches québécoises sur les effets de la violence conjugale sur la santé mentale des femmes. Les résultats montrent que les femmes victimes de violence, qu’elles continuent de vivre avec leur conjoint ou qu’elles vivent séparées, manifestent beaucoup plus de symptômes de détresse psychologique que l’ensemble de la population féminine québecoise. Chacune des quatre dimensions de la détresse psychologique qui sont analysées (somatisation, dépression, anxiété, psychotisme) touche les femmes violentées. Il semblerait que l’impact psychologique de la violence conjugale chez les femmes soit durable et profond. La profondeur de cet impact est attestée par le fait que les symptômes persistent même chez les femmes qui ont quitté leur conjoint et cela, même après l’intervention. Également, un plus grand nombre d’ex-conjointes que de conjointes traversent des difficultés sociales et économiques. En conclusion, les auteurs s’accordent pour affirmer que la santé mentale des femmes est profondément affectée par les situations pénibles qu’elles traversent.