Mères ou citoyennes? Une critique du discours historique nord-américain (1960-1990) sur le mouvement féministe (1850-1960)

Mères ou citoyennes? Une critique du discours historique nord-américain (1960-1990) sur le mouvement féministe (1850-1960)

Mères ou citoyennes? Une critique du discours historique nord-américain (1960-1990) sur le mouvement féministe (1850-1960)

Mères ou citoyennes? Une critique du discours historique nord-américain (1960-1990) sur le mouvement féministe (1850-1960)s

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Référence bibliographique [8071]

Toupin, Louise. 1994. «Mères ou citoyennes? Une critique du discours historique nord-américain (1960-1990) sur le mouvement féministe (1850-1960)». Thèse de doctorat, Montréal, Université du Québec à Montréal, Département de science politique.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« [...] réflexion critique sur cette vision interprétative réductrice des luttes féministes [c’est-à-dire un classement dualiste de l’agir féministe : il y aurait eu un féminisme de l’égalité et un féminisme maternel] » (p. vi)

Questions/Hypothèses :
« Comment parvenir à une véritable citoyenneté à partir du rapport des femmes à la totalité de leur production? » (p. vi)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Historiographie nord-américaine des trente dernières années du mouvement féministe durant sa première phase, soit de 1848 jusqu’au début des années 1960 (p. vii)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« Le premier chapitre pose une première hypothèse à l’effet que la grille d’analyse égalité-différence a structuré l’interprétation du passé du mouvement féministe. [...] Nous constaterons que l’historiographie étudiée établit une typologie dualiste de l’agir féministe, copiée sur la dichotomie égalité-différence : il y aurait eu, grosso modo, un féminisme de l’égalité et un féminisme maternel. Nous concluons que ce cadre d’analyse constitue une impasse, entre autres parce qu’il est calqué sur, et reproduit, le dilemme de Mary Woolstonecraft, le dilemme même que les spécialistes de l’histoire sont censés voir se déconstruire dans les luttes féministes qu’elles analysent » (p. vii) « Le deuxième chapitre expose diverses notions et/ou concepts du féminisme matérialiste (courant français), mieux en mesure, selon nous, d’appréhender la déconstruction du dilemme égalité-différence, la déconstruction de l’amalgame historique mère-de-citoyens qui soude l’identité des femmes dans la philosophie libérale-républicaine. » (p. vii) « Le troisième chapitre montre qu’une approche féministe matérialiste nous permet de faire éclater les catégories figées de la pensé dichotomique, et par là de découvrir la diversité politique du féminisme. » (p. viii)