Jeunes adultes et vie familiale

Jeunes adultes et vie familiale

Jeunes adultes et vie familiale

Jeunes adultes et vie familiales

| Ajouter

Référence bibliographique [8061]

B.-Dandurand, Rénée. 1995. «Jeunes adultes et vie familiale». Dans Jeunes adultes et précarité: contraintes et alternatives , sous la dir. de Marie Kronström, p. 29-36. Actes du colloque «Jeunes adultes et précarité: contraintes et alternatives» tenu à l’UQAM en mai 1994, 62e congès de l’ACFAS. Montréal: Gouvernement du Québec, Conseil permanent de la jeunesse.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« J’aborderai d’abord le sujet de la décohabitation du domicile parental, de façon large en posant quelques questions en particulier sur la décohabitation des filles. J’insisterai ensuite sur les particularités contemporaines de la formation du couple et de l’actualisation du projet d’enfant. » (p. 29)

Questions/Hypothèses :
« Jusqu’à quel point ces transformations récentes [rétrécissement des dimensions de la famille, séparation des parents] ont-elles marqué les rapports que les jeunes adultes d’aujourd’hui entretiennent avec la famille? » (p. 29)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
- Enquête menée en 1991 et 1992, qui a recueilli et analysé plus d’une centaine de récits de vie de femmes et d’hommes dans la vingtaine et dans la trentaine provenant de diverses couches sociales
- Recensement canadien de 1991

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


Les jeunes adultes dans la vingtaine aujourd’hui, ont été les premiers à vivre les transformations de la famille. Il s’agira dans ce texte de présenter quelques réflexions s’inspirant d’analyses québécoises de l’évolution de la famille. On constate tout d’abord que les jeunes adultes vivent en bon nombre chez leurs parents. La décohabitation du domicile parental devient un seuil important de la vie adulte même si le recours au coup de main des parents reste fréquent. On remarque cependant que les filles décohabitent plus tôt que les garçons. Alors qu’autrefois, la formation du couple signifiait la formation de la famille, aujourd’hui, la conjugalité s’autonomise par rapport à la parentalité. La présence des femmes sur le marché du travail et la nécessité de deux salaires entraînent un besoin d’harmoniser les projets de vie professionnels et familiaux et donc un report des projets procréatifs. On constate d’autre part que la précarité et l’incertitude socio-professionnelle ne sont pas des éléments négligeables dans les projets de fécondité.