Famille, État et structuration d’un champ familial

Famille, État et structuration d’un champ familial

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Famille, État et structuration d’un champ familials

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Référence bibliographique [8058]

B.-Dandurand, Rénée et Ouellette, Françoise-Romaine. 1995. «Famille, État et structuration d’un champ familial ». Sociologie et Sociétés, vol. XXVII, no 2, p. 103-119.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Après avoir exposé l’enjeu constitutif de ce champ familial, nous retracerons ici les principaux éléments de sa structuration et de son autonomisation depuis une trentaine d’années. Nous préciserons ensuite quels sont les principaux agents qui sont prêts ’à jouer le jeu’ (Bourdieu) dans un tel champ et qui ont les dispositions et les ressources pour le faire. En privilégiant un point de vue informé d’abord par les pratiques des familles et leur place dans la dynamique sociale, nous examinerons les intérêts de ces agents, leur position les uns par rapport aux autres et la manière dont ils se mobilisent. La constitution d’un champ familial dans les sociétés occidentales contemporaines sera ici examinée avec des références plus fréquentes à la réalité socio-historique québécoise. » (p. 104)

Questions/Hypothèses :
« Le concept de champ social, élaboré par Pierre Bourdieu, nous est apparu utile pour mettre en contexte sur le plan théorique les relations entre famille et État. Une première question se posait alors : Est-il pertinent de concevoir un champ spécifique au domaine familial? » (p. 103)

2. Méthode


Type de traitement des données :
Analyse théorique

3. Résumé


« Nous proposons dans cet article de considérer le domaine familial à la manière d’un champ, soit comme un espace social structuré de positions, défini par des enjeux et des intérêts mobilisant spécifiquement divers types d’agents, qu’il s’agisse d’individus, de groupes ou d’institutions. D’abord considérée en rapport avec l’investissement des familles concrètes dans le travail de la reproduction humaine, la dynamique d’un tel champ est aussi examinée en rapport avec l’investissement des agents externes aux foyers familiaux, qu’ils appartiennent au réseau des proches (parentèles, amis, voisins, collègues) ou qu’ils s’inscrivent dans le cadre de rapports plus formels (agents publics qui dispensent des services aux familles dans les instances scolaires, sanitaires, psychosociales, judiciaires ou communautaires). » (p. 117)