Femme-gestion-famille, un triptyque paradoxal

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Femme-gestion-famille, un triptyque paradoxals

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Référence bibliographique [8012]

Coderre, Cécile. 1995. «Femme-gestion-famille, un triptyque paradoxal». Dans Ré/conciliation famille-travail : les enjeux de la recherche , sous la dir. de Francine Descarries et Corbeil, Christine, p. 93-104. Coll. «Cahiers réseau de recherches féministes». Actes du colloque « Re/conciliation famille-travail » tenu à l’UQAM en mai 1994, Section Études féministes, 62e Congrès de l’ACFAS. Montréal: Université du Québec à Montréal, Institut de recherches et d’études féministes.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
- « [...] analyser les stratégies d’insertion des femmes dans une profession dite masculine, soit la gestion » (p. 93)
- « [...] vérifier auprès de ces femmes les stratégies qu’elles avaient déployées pour atteindre des postes aussi convoités » (p. 93)
- « [...] connaître les obstacles qu’elles avaient rencontrés et comment se reproduisait l’exclusion des femmes de cette profession » (p. 93)

Questions/Hypothèses :
« [...] comment réconcilier des stratégies collectives de femmes pour s’insérer dans le marché du travail sous un mode masculin (le plus souvent), en tenant compte des contraintes structurelles du marché du travail et des stratégies individuelles déployées par les 214 femmes gestionnaires que nous avons rencontrées et qui souhaiteraient conserver leur statut d’actrices sociales? » (p. 94)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
214 femmes gestionnaires

Instruments :
Guide d’entretien

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


Lors d’un colloque portant sur les enjeux de la recherche ré/conciliation famille-travail, l’auteure expose certains résultats d’une recherche concernant « [...] les stratégies d’insertion des femmes dans une profession dite masculine, soit la gestion ». (p. 93) Au fil de sa démarche l’auteure en est arrivée à « [...] abandonner l’idée d’unicité des stratégies des femmes pour choisir celle de la pluralité et de la différence ». (p. 94) Elle aborde :
- la conciliation comme un terme moins mécanique : « La maternité peut-elle être conjuguée avec le travail? » (p. 95);
- l’importance de donner la parole aux femmes et de la rendre significative pour les chercheures : « [...] peut-on imaginer que des femmes, lorsqu’elles ont des possibilités de promotion menant vers la gestion, refuseraient ces offres d’emploi en raison de leurs responsabilités familiales? » (p. 96);
- la marque du temps : le moment de l’entrevue avec les femmes gestionnaires influence la façon de parler de la satisfaction dans l’emploi et des priorités (p. 97);
- la famille, les familles : « Peut-on encore questionner l’âge au mariage, se préoccuper des différences d’âge entre les femmes et les hommes et s’entretenir de l’homogamie conjugale, alors que la transformation la plus importante au sein de la famille demeure celle du divorce et de la séparation? » (p. 98)
Cette question a amené l’auteure à prendre en considération le mode de vie plutôt que le statut civil dans sa recherche sur les femmes gestionnaires.