L’influence des perceptions parentales concernant l’autocontrôle de l’enfant, la relation d’attachement, les pratiques éducatives et le tempérament sur l’autocontrôle manifesté par le jeune enfant

L’influence des perceptions parentales concernant l’autocontrôle de l’enfant, la relation d’attachement, les pratiques éducatives et le tempérament sur l’autocontrôle manifesté par le jeune enfant

L’influence des perceptions parentales concernant l’autocontrôle de l’enfant, la relation d’attachement, les pratiques éducatives et le tempérament sur l’autocontrôle manifesté par le jeune enfant

L’influence des perceptions parentales concernant l’autocontrôle de l’enfant, la relation d’attachement, les pratiques éducatives et le tempérament sur l’autocontrôle manifesté par le jeune enfants

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Référence bibliographique [8008]

Cournoyer, Martine. 1995. «L’influence des perceptions parentales concernant l’autocontrôle de l’enfant, la relation d’attachement, les pratiques éducatives et le tempérament sur l’autocontrôle manifesté par le jeune enfant». Thèse de doctorat, Montréal, Université de Montréal, Département de psychologie.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
- « Dans un premier temps, cette recherche vise à décrire l’autocontrôle démontré par des enfants québécois âgés de 18 ou de 24 mois. » (p. 98)
- « L’objectif ultime de cette recherche est la description des relations existant entre les perceptions parentales concernant l’autocontrôle de l’enfant, la relation d’attachement, les pratiques éducatives, le tempérament de l’enfant et l’autocontrôle manifesté par le jeune enfant. » (p. 100)

Questions/Hypothèses :
« Les perceptions des mères et des pères de l’échantillon sont davantage concordantes en ce qui concerne l’autocontrôle de l’enfant, le tempérament et la relation d’attachement qu’en ce qui a trait aux pratiques éducatives. » (p. 99)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« L’échantillon était constitué de 67 familles intactes, francophones et vivant en milieu urbain. Parmi ces familles, 32 avaient un enfant âgé de 18 mois (18 garçons et 14 filles), alors que 35 autres avaient un enfant âgé de 24 mois (13 garçons et 22 filles). [...] L’âge moyen des enfants du groupe de 18 mois était de 18,69 mois alors que la moyenne se situait à 24,49 mois pour le groupe d’enfants de 24 mois. De plus, aucun de ces enfants n’avait fréquenté la garderie à temps plein. » (p. 104)

Instruments :
- Griffiths Mental Development Scales (GMDS; Griffiths, 1954);
- Perception parentale de l’autocontrôle de l’enfant;
- Attachement Q-set;
- Child Rearing Practices Report (CRPR; Block, 1965);
- Toddler Temperament Scale (TTS; Fullard, McDevitt et Carey, 1978).

Type de traitment des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« Le but de cette étude est d’examiner les relations entre, d’une part, les perceptions parentales concernant l’autocontrôle, la qualité de la relation d’attachement, les pratiques éducatives et le tempérament et, d’autre part, le comportement d’autocontrôle chez le jeune enfant. Cette recherche vise également à préciser les liens entre l’autocontrôle et les capacités cognitive et langagière de l’enfant. [...] Les résultats démontrent que l’autocontrôle varie selon l’âge et le sexe : les enfants de 24 mois démontrent une meilleure capacité d’attente que les enfants de 18 mois et les filles manifestent plus d’autocontrôle que les garçons. De plus, la relation entre l’autocontrôle et le score à la sous-échelle ’ouïe-langage’. Du GMDS n’est significative que chez les enfants de 24 mois. Ce lien, entre le langage et l’autocontrôle démontré à deux ans, appuie la perspective sociohistorique du développement de l’autorégulation. Pour l’échantillon glogal, seules les perceptions maternelles et paternelles de l’autocontrôle de l’enfant sont reliées positivement à l’autocontrôle manifesté. Toutefois, les évaluations parentales de la dépendance dans l’attachement et de deux regroupements de traits du tempérament (la Turbulence et le Misonéisme) sont reliés négativement aux perceptions parentales de l’autocontrôle. Ainsi, plus les parents perçoivent leur enfant comme étant en mesure de faire preuve d’autocontrôle, moins ils le considèrent comme dépendant dans la relation d’attachement. Durant la deuxième année de vie, les perceptions parentales liées à l’autocontrôle paraissent avoir un rôle de variable médiatrice par laquelle l’influence des perceptions liées aux autres domaines du développement se fait sentir. » (p. iii)