Bilan conceptuel et empirique des connaissances sur la violence psychologique faite aux enfants

Bilan conceptuel et empirique des connaissances sur la violence psychologique faite aux enfants

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Bilan conceptuel et empirique des connaissances sur la violence psychologique faite aux enfantss

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Référence bibliographique [7962]

Gagné, Marie-Hélène. 1995. Bilan conceptuel et empirique des connaissances sur la violence psychologique faite aux enfants. Coll. «Les Cahiers d’analyse du GRAVE, vol. 2, no 1». Montréal: Groupe de recherche et d’action sur la victimisation des enfants.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« La première partie de cet ouvrage fait le point sur les principales controverses qui entourent la définition du concept ’violence psychologique’ et tente d’y apporter certains éclaircissements. Dans un deuxième temps, les définitions que l’on retrouve le plus fréquemment dans la littérature scientifique sont exposées, ainsi que les instruments de mesure qui en découlent. [...] La dernière partie dresse un bilan des connaissances empiriques dont nous disposons à l’égard de ce phénomène. » (p. 2)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Études sur la violence psychologique envers les enfants

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« Le présent ouvrage fait état des connaissances que la communauté scientifique possède à ce jour au sujet de la violence psychologique que les enfants subissent dans leur milieu familial. [...] Le premier chapitre tente de démêler les diverses controverses qui opposent les chercheurs autour du concept de violence psychologique. À partir d’une synthèse des différents points de vue des auteurs les plus influents dans le domaine, il devient possible de mettre en lumière des implications conceptuelles cruciales pour la recherche future à l’égard de la violence psychologique. De plus, l’examen de ces controverses définitionnelles permet de réaliser que l’on a affaire à un construit extrêmement difficile à cerner, ce qui explique sans doute pourquoi la recherche sur la violence psychologique est si peu avancée en comparaison à la recherche sur les mauvais traitements physiques et sexuels. Le deuxième chapitre rapporte les six définitions américaines les plus utiliées dans les écrits sur la violence psychologique, ainsi que les instruments de mesure qui en découlent, s’il y a lieu. Les points forts et les lacunes de ces définitions font l’objet d’une analyse critique. Il appert que toutes ces définitions se fondent sur des conduites parentales conçues par les experts comme étant violentes psychologiquement. Elles partagent néanmoins les deux lacunes suivantes : le manque d’opérationnalisation des conduites parentales et l’absence de considération pour le contexte dans lequel s’inscrit cette conduite. Le chapitre poursuit avec une réflexion sur l’importance du contexte dans la définition de la violence psychologique et se termine en présentant une dernière perspective conceptuelle qui en tient compte, ainsi que l’instrument de mesure qui lui a donné naissance. Enfin, le dernier chapitre recense toutes les études empiriques ayant pour objet la violence psychologique, ou l’une de ses composantes. La majorité de ces études tentent de cerner l’impact de la violence psychologique sur le développement des enfants qui en sont la cible, ou encore sur la santé mentale des adultes qui en ont été victimes dans leur enfance. Il s’avère ardu d’intégrer les résultats en un tout cohérent, vu la grande disparité des définitions, des instruments de mesure et des procédés utilisés. Par contre, toutes ces études trouvent un effet néfaste significatif à la violence psychologique. Souvent, l’effet s’exerce en interaction avec d’autres formes de mauvais traitements, mais il semble que la violence psychologique ait aussi un impact spécifique qui n’appartient qu’à elle. Par conséquent, les enfants qui subissent uniquement de la violence psychologique ne sont pas à l’abri des troubles de développement ultérieurs, voire même jusqu’à l’âge adulte. » (p. iii)
Pour commander :
Yvonne Geoffrion, coordonnatrice du GRAVE : (514) 987-3000 poste 3736 (geoffrion.yvonne@uqam.ca) ou www.unites.uqam.ca/grave