Évolution de la recherche sur les familles recomposées au Canada

Évolution de la recherche sur les familles recomposées au Canada

Évolution de la recherche sur les familles recomposées au Canada

Évolution de la recherche sur les familles recomposées au Canadas

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Référence bibliographique [7917]

Le Bourdais, Céline et Desrosiers, Hélène. 1995. «Évolution de la recherche sur les familles recomposées au Canada». Dans Quels repères pour les familles recomposées? Une approche pluridisciplinaire internationale , sous la dir. de Marie-Thérèse Meulders-Klein et Théry, Irène, p. 61-76. Coll. «coll. Droit et société, no 10». Paris: Librairie Générale de droit et de Jurisprudence.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Nous voudrions présenter ici une brève synthèse de la recherche sur les familles recomposées au Canada. » (p. 61)

Questions/Hypothèses :
« Quels thèmes particuliers ont, par exemple, été abordés dans les études canadiennes? quelles définitions de l’objet ont été retenues? Quels résultats se dégagagent de ces études? Et comment ces résultats ont-ils contribué à influencer la façon dont les familles recomposées sont perçues au Canada? » (p. 61)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
- Recherches canadiennes et américaines;
- Enquête sur la famille (1984);
- Enquête sociale générale (cycle 5) sur la famille et les amis (1990).

Type de traitement de données :
Analyse de contenu

3. Résumé


Les auteures nous présentent un bilan de la recherche sur les familles recomposées au Canada à travers trois approches: psychologique, démographique et sociologique. Sont présentés les principaux courants qui ont influencé la recherche ainsi que les thèmes le plus fréquemment abordés. Une attention particulière est portée sur la recherche au Québec, en raison de son innovabilité s’inspirant des courants français et américains. Cet article souligne qu’il faut attendre les années soixante-dix pour voir au Canada les premières études psychologiques sur les recompositions familiales. Celles-ci, paraissent d’abord dans des revues américaines, brossent un portrait plutôt péjoratif des familles recomposées. En raison du manque de données disponibles, les études sont souvent réalisées à partir de cas cliniques qui projettent une vision négative de ce type de famille. Heureusement l’expérience de recherche et de pratique accumulée au fil des années permettent de lever le voile sur des expériences de vie positives en famille recomposée. Les travaux canadiens récents offrent désormais une nouvelle perspective. En outre, l’approche démographique s’attarde aujourd’hui, au moyen de grandes enquêtes, à cerner concrètement l’ampleur du phénomène. Certaines enquêtes fournissent de précieux éléments pour éclairer la dynamique des recompositions familiales, néanmoins comportent de nombreuses limites, autant conceptuelles que pratiques. D’ailleurs les auteures dressent un bref portrait des recompositions familiales chez les Canadiennes d’après deux grandes enquêtes nationales. Enfin, les recherches sociologiques québécoises sur le sujet sont rares et beaucoup plus récentes. Elles abordent souvent leur étude de manière indirecte et plus générale autour de thèmes tels que la parenté, la rupture conjugale ou les réseaux de sociabilité. Néanmoins ces recherches s’entendent à dire, tout comme les psychologues, que les effets des transformations familiales sont irréductibles aux effets négatifs communément avancés et sont aussi très divers.