Souvenirs d’enfance, mémoire familiale et identité

Souvenirs d’enfance, mémoire familiale et identité

Souvenirs d’enfance, mémoire familiale et identité

Souvenirs d’enfance, mémoire familiale et identités

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Référence bibliographique [7902]

Lemieux, Denise. 1995. «Souvenirs d’enfance, mémoire familiale et identité». Dans L’horizon de la culture : Hommage à Fernand Dumont , sous la dir. de Simon Langlois et Martin, Yves, p. 239-251. Sainte-Foy, Québec: Les presses de l’Université Laval, Institut québécois de recherche sur la culture.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
- Resituer « La transformation des formes de mémoires familiales dans les changements des fonctions de la mémoire sociale ». (p. 240)
- « C’est en m’inspirant de façon très large de passages significatifs portant sur l’enfance dans son oeuvre [l’oeuvre de Fernand Dumont] que j’aimerai développer ces réflexions sur la place accrue du souvenir d’enfance dans les formes contemporaines de mémoires familiales. » (p. 240)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Données documentaires diverses sur le souvenir d’enfance

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« Après avoir esquissé à grands traits le glissement des mémoires ancestrales ou généalogiques associées au maintien d’un lignage ou d’un patrimoine aux évocations du temps de l’enfance, étape de la vie où se constitue le sujet humain et où se transmettent des formes plus intériorisées des héritages familiaux, il faudrait multiplier les enquêtes pour bien cerner les formes multiples de mémoires construites aujourd’hui autour de la famille et qui constituent autant d’imaginaires sociaux singuliers dont les fonctions restent à inventorier. Si les souvenirs d’enfance semblent nourrir plusieurs de ces imaginaires et en constituer des matériaux privilégiés, ils ne renvoient pas uniquement à la reproduction des habitus inculqués dans l’enfance, puisque la création d’un roman familial tout comme le goût et la pratique de la généalogie peuvent émerger tout autant d’une volonté de consolider un héritage que des discontinuités de la transmission. Certes, ’La famille est une fiction bien fondée’, à la fois par les catégories du sens commun et les façonnements effectués plus ou moins efficacement au sein de chaque famille, mais elle sécrète ses propres fictions et ses membres conservent à cet égard une liberté de la réinventer puisée dans les dimensions ludiques et imaginaires de l’enfance. » (p. 247)