Quand la violence parle du sexe : analyse du discours thérapeutique pour hommes violents

Quand la violence parle du sexe : analyse du discours thérapeutique pour hommes violents

Quand la violence parle du sexe : analyse du discours thérapeutique pour hommes violents

Quand la violence parle du sexe : analyse du discours thérapeutique pour hommes violentss

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Référence bibliographique [7894]

Letarte, Lise. 1995. «Quand la violence parle du sexe : analyse du discours thérapeutique pour hommes violents». Mémoire de maîtrise, Montréal, Université du Québec à Montréal, Département de sexologie.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Dans cette étude l’auteure interroge le double lien entre la théorie et le terrain social en explorant la question de l’imbrication de la différenciation sexuelle et de la violence, tout en ancrant sa réflexion sur une pratique sociale : celle du traitement des hommes violents. » (résumé)

Questions/Hypothèses :
« [...] les programmes d’intervention pour hommes violents participent de la reproduction de l’ordre des rapports sociaux de sexe et de la reconduction de l’ordre discursif, et contribuent, par trois modes de limitation des discours, à une raréfaction de l’objet du discours. » (résumé)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Quatre sessions de thérapie de groupe pour hommes violents

Instruments :
Observation participante

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« Suite à une revue de littérature, l’auteure constate que le principe d’une différenciation sexuelle est au coeur du débat entourant la question des rapports de pouvoir entre les sexes et des modèles explicatifs de la violence, où la différence précède l’organisation des rapports entre les sexes, et que c’est en tant qu’il y a différence (naturelle ou sociale selon les théories) qu’il y a violence. Suite à cela, l’auteure ré-interroge la question du sexe, à l’aide des travaux de Foucault sur les modalités discursives du sexe-pouvoir comme mécanisme politique essentiel de l’époque de la modernité. Sur cette base, elle pose l’hypothèse que le sexe, en tant que mécanisme discursif unique, participe de la constitution de sujets indifférenciés et que la violence est constitutive de et est constituée par les rapports de pouvoir entre les sexes. Suite à une analyse discursive systématique et rigoureuse de quatre sessions de thérapie de groupe d’hommes violents, l’auteure identifie 5 mécanismes discursifs (déplacement, refoulement, dénégation, métaphorisation et analogisation) qui participent de la mise en discours de la violence où le sujet homme dans son rapport à son sexe n’est pas dit, où le rapport différentiel à la femme ne se dit pas et où, finalement, la violence n’a rien à voir avec le sexe. En conclusion, l’auteure propose des pistes de réflexion sur la question de l’évaluation des programmes d’intervention auprès des hommes violents. » (résumé)