Les difficultés perçues par des mères de personnes atteintes de troubles psychotiques face au système de soins professionnels

Les difficultés perçues par des mères de personnes atteintes de troubles psychotiques face au système de soins professionnels

Les difficultés perçues par des mères de personnes atteintes de troubles psychotiques face au système de soins professionnels

Les difficultés perçues par des mères de personnes atteintes de troubles psychotiques face au système de soins professionnelss

| Ajouter

Référence bibliographique [7815]

Saint-Onge, Mireille, Lavoie, Francine et Cormier, Hugues. 1995. «Les difficultés perçues par des mères de personnes atteintes de troubles psychotiques face au système de soins professionnels ». Santé Mentale au Québec, vol. XX, no 1, p. 89-118.

Accéder à la publication

Fiche synthèse

2. Méthode


Echantillon/Matériau :
99 femmes ayant un fils ou une fille d’âge adulte aux prises avec des troubles mentaux graves. 67 répondantes ont été recrutées par l’entremise de centres hospitaliers de la région de Québec et de la Mauricie et 34 à travers deux groupes d’entraide de la région de Québec. Les auteurs évaluent les résultats en fonction de deux groupes : les mères membres d’un groupe d’entraide (N=45) et les non membres (N=54). Les membres ont en moyenne 61,7 ans et les non membres 62, 4 ans. Les fils et les filles des membres sont âgés respectivement et en moyenne de 32 et 13 ans alors que ceux des non membres ont en moyenne 37 et 17 ans.

Instruments :
- Entrevues standardisées
- Questionnaire de l’entrevue portant sur l’évaluation de la perception des difficultés reliées au système de soins: une étude pilote effectuée auprès de 25 personnes s’occupant d’un parent atteint de troubles psychotiques : présente une bonne validité de contenu.

Type de traitement des données :
Analyse de contenu, analyse statistique

3. Résumé


« Le présent article décrit les difficultés que des mères de personnes présentant des troubles psychotiques perçoivent à l’égard du système de soins. Les 99 participantes interviewées ont été recrutées par l’intermédiaire de groupes d’entraide et de centres hospitaliers. Leurs principales sources de dérangement, outre l’impression d’être laissées à elles-mêmes pour s’occuper de leur enfant, sont que leur enfant n’a pas accès à une ressource d’intégration au travail, que le suivi thérapeutique, autre que médicamenteux, est inadéquat, et qu’elles ne reçoivent pas de bilan de son état de santé. Les mères membres d’un groupe d’entraide sont significativement plus dérangées par les difficultés reliées au système de soins que celles qui ne font pas partie d’un tel groupe. À la lumière des commentaires des participants et des experts et expertes, des suggestions en vue d’améliorer la collaboration entre l’équipe de soins et les familles, ainsi que les services existants, sont émises. »