Étude comparative de l’intégration scolaire chez des adolescents suicidaires et non suicidaires victimes de carence d’attention parentale

Étude comparative de l’intégration scolaire chez des adolescents suicidaires et non suicidaires victimes de carence d’attention parentale

Étude comparative de l’intégration scolaire chez des adolescents suicidaires et non suicidaires victimes de carence d’attention parentale

Étude comparative de l’intégration scolaire chez des adolescents suicidaires et non suicidaires victimes de carence d’attention parentales

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Référence bibliographique [7777]

Bastien, Marie-France, Tousignant, Michel et Hamel, Sylvie. 1996. «Étude comparative de l’intégration scolaire chez des adolescents suicidaires et non suicidaires victimes de carence d’attention parentale ». Santé Mentale au Québec, vol. XXI, no 2, p. 33-52.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
- « Le but de cette recherche est d’étudier l’intégration scolaire d’adolescents victimes de carence d’attention parentale et d’examiner les différences entre un groupe de suicidaires et un groupe de non-suicidaires. »
- « La recherche pose les questions suivantes : Existe-t-il des différences entre les suicidaires carencés et les non-suicidaires carencés quant à la motivation scolaire; à l’absentéisme; à la discipline; au rendement scolaire; à la vie de groupe à l’école; à la participation aux diverses activités offertes par l’école; et quant aux relations conflictuelles vécues avec les adultes de l’école? »

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« L’échantillon final compte150 adolescents ayant tous vécu une carence d’attention parentale dont 78 appartiennent au groupe des suicidaires (S) et 72 au groupe des non-suicidaires (NS). Les répondants sont âgés entre 14 et 17 ans (âge moyen: 16,2) et ont été recrutés dans le cadre d’une vaste enquête auprès de 2 327 élèves de secondaires III, IV et V provenant de six écoles francophones de la région montréalaise (Tousignant et al.,1993). Les deux groupes ne présentent pas de différence quant à leur répartition selon les trois niveaux scolaires : 39,3%, 28% et 32,7% des adolescents de l’échantillon sont inscrits respectivement aux niveaux III, IV et V. La distribution selon le sexe ne diffère pas significativement entre suicidaires et non-suicidaires mais les filles sont davantage représentées dans les deux groupes (suicidaires : 16 garçons et 62 filles; non-suicidaires : 23 garçons et 49 filles ). »

Instruments :
- Version traduite et modifiée de l’échelle de soins du « Parental Bonding Instrument » (PBI) (Parker et al., 1979);
- Entrevue individuelle semi-structurée.

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« Cette recherche fait l’analyse de l’intégration scolaire d’un échantillon de 150 adolescents victimes de carence d’attention parentale. On y compare un groupe de 78 suicidaires à un groupe de 72 non-suicidaires. Les adolescents sont âgés de 14 à 17 ans et sont recrutés dans six écoles de la région montréalaise. Les suicidaires n’éprouvent pas plus de problèmes de discipline, d’absentéisme, de rendement scolaire ou de vie de groupe que les non-suicidaires. Cependant, ils semblent moins motivés à l’école que les non-suicidaires puisqu’ils arrivent plus fréquemment en retard en classe. Ils s’engagent aussi dans un moins grand nombre d’activités para-scolaires offertes par l’école et vivent plus de relations conflictuelles avec les adultes de l’école que les non-suicidaires. En outre, les suicidaires cumulent plus de caractéristiques reliées à l’abandon des études que les non-suicidaires. En conclusion, les différences observées au niveau de l’intégration scolaire font ressortir quelques indices de vulnérabilité associés aux comportements suicidaires lorsqu’il y a carence d’attention parentale. »