La maternité comme une voie de passage. Des adolescentes gaspésiennes entrent dans la vie adulte

La maternité comme une voie de passage. Des adolescentes gaspésiennes entrent dans la vie adulte

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Référence bibliographique [7728]

Côté, Jocelyne. 1996. «La maternité comme une voie de passage. Des adolescentes gaspésiennes entrent dans la vie adulte». Dans Comprendre la famille , sous la dir. de Gilles Pronovost, p. 33-44. Actes du 3e symposium québécois de recherche sur la famille tenu à l’Universié du Québec à Trois-Rivières en octobre 1995. Sainte-Foy, Québec: Presses de l’Université du Québec.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Documenter le passage à la vie adulte des adolescentes de la MRC de Pabok de la région Gaspésie-Île-de-la-Madeleine et le phénomène de la maternité à l’adolescence, dans la perspectives de forger un certain nombre d’indices de risque significatifs permettant d’orienter les actions préventives.

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
15 récits de vie (dont 7 avec des mères adolescentes) et 8 entrevues avec des informateurs clés.

Instruments :
Entrevues d’une durée moyenne d’environ deux heures.

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


Les auteurs indiquent deux points de départ pour expliquer le passage à la vie adulte. « Le premier, bouleversé par la grossesse, contraint l’adolescente à dériver du parcours scolaire où elle s’était engagée pour la précipiter dans l’établissement d’une vie conjugale et familiale hâtive. Le second, bien que précoce et également marqué par le décrochage scolaire, est apparenté au cours ’normal’ de la vie où l’entrée de l’adolescente dans la parentalité couronne généralement un parcours déjà bien engagé dans la vie adulte au niveau de la vie de couple et de l’intégration au marché du travail. Ces différences sont intimement liées aux choix personnels des adolescentes, à leurs aspirations et à leurs contraintes individuelles. Elles sont donc liées à leurs personnalité, à leur environnement social immédiat et au contexte particulier de la vie au sein de leur classe sociale d’appartenance. » (p. 43) Par ailleurs, l’auteure indique que bien qu’il soit impossible d’établir un cadre précis dans lequel on pourrait graduer le risque de grossesse de faible à élevé, elle pense néanmoins que de nombreux signes avant-coureurs permettent de reconnaître les risques potentiels de maternité à l’adolescence. Elle estime que les influences déterminantes surgissent de trois grands groupes de facteurs : facteurs de nature relationnelle (famille, pairs et conjoints), les facteurs de nature personnelle (pensée magique, l’intérêt des filles porté au rôle maternel, sentiment de différence et d’isolement) et les facteurs de nature structurelle (pauvreté des familles, chômage). Elle indique un quatrième type de facteurs soit ceux relatifs au contexte culturel (vision du monde et style de vie traditionnel, conservatisme face à l’avortement). À partir de ces connaisances, l’on devrait être en mesure d’établir des voies d’intervention diverses comme la prévention ou des mesures de soutien à l’endroit des mères adolescentes.