La conciliation travail/famille dans nos milieux : Comment poursuivre?

La conciliation travail/famille dans nos milieux : Comment poursuivre?

La conciliation travail/famille dans nos milieux : Comment poursuivre?

La conciliation travail/famille dans nos milieux : Comment poursuivre?s

| Ajouter

Référence bibliographique [7716]

De Sève, Nicole. 1996. La conciliation travail/famille dans nos milieux : Comment poursuivre?. Québec: Centrale de l’enseignement du Québec.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« [...] la Centrale s’est engagée à poursuivre les recherches sur l’aménagement du temps de travail du personnel de l’éducation afin d’identifier des mesures concrètes permettant la conciliation vie privée-vie professionnelle-vie familiale. » (p. 1)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« La Fédération des enseignantes et enseignants de commissions scolaires compte 53 syndicats. De ce nombre, 48 ont participé à l’enquête, ces derniers représentant le personnel enseignant à l’emploi de 123 commissions scolaires. Ce taux de réponse est fortement représentatif si on considère qu’il y a 135 commissions scolaires membres de la FCSQ. » (p. 32)

Instruments :
Questionnaire d’enquête

Type de traitement des données :
Analyse de contenu, analyse statistique

3. Résumé


« Les statistiques sur l’emploi des femmes au Québec sont bien connues. Elles démontrent la progression constante des femmes sur le marché du travail. Celles sur le travail domestique le sont moins, cela tient entre autres à l’invisibilité de ce travail effectué dans le privé des familles. Pourtant, ces deux réalité sont interdépendantes, comme le démontrent les recherches sur l’incidence des responsabilités parentales et familiales sur la vie professionnelle. [...] Les statégies visant à améliorer la problématique de la conciliation des responsabilités familiales et vie professionnelle sont généralement axées sur tel ou tel aspect du problème considérant chacun des facteurs de blocage à la conciliation comme un obstacle distinct parfois mineur indépendant de l’organisation sur travail. Pourtant, s’il est une expérience connue des femmes, c’est celle de la haute voltige à synchroniser une semaine normale de travail aux exigences familiales. Ce synchronisme s’amplifie lorsque la séparation entre ces deux zones (publique et privée) est aggravée par la séparation géographique entre la zone résidentielle et le lieu de travail, les quarts de travail et l’absence de services collectifs. [...] Un autre problème soulevé par la mise en oeuvre des statégies de conciliation est que celles-ci s’addressent en priorité aux femmes. Certes, ces dernières doivent pouvoir compter sur des mesures particulières au cours de la maternité, mais la responsabilité à l’égard des enfants, des personnes handicapées ou des parents âgés ne doit pas être uniquement celle des femmes. Nous avons réalisé, au cours de cette enquête, que les hommes sont relativement peu nombreux à se prévaloir des congés facilitant la conciliation, sauf en ce qui concerne le congé de formation. [...] Finalement, il ne saurait y avoir de progrès en matière de conciliation si la culture organisationnelle des employeurs locaux persiste à faire fi des responsabilités parentales de leur personnel. Il nous faudra donc développer des moyens pour convaincre ces employeurs de modifier leur mission de manière à y intégrer la préoccupation de la conciliation. Plus encore, il faudra veiller à ce que dans les milieux locaux, tout soit mis en oeuvre pour diminuer le stress qu’entraîne cette conciliation. » (p. 56)