Mesure de la justification de la violence envers l’enfant : étude de validation auprès d’une population québécoise

Mesure de la justification de la violence envers l’enfant : étude de validation auprès d’une population québécoise

Mesure de la justification de la violence envers l’enfant : étude de validation auprès d’une population québécoise

Mesure de la justification de la violence envers l’enfant : étude de validation auprès d’une population québécoises

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Référence bibliographique [7686]

Fortin, Andrée et Lachance, Lise. 1996. «Mesure de la justification de la violence envers l’enfant : étude de validation auprès d’une population québécoise ». Cahiers internationaux de psychologie sociale, no 31, p. 91-103.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«L’objectif de la présente étude est de poursuivre la validation d’un nouvel instrument, la Mesure de Justification de la Violence envers l’Enfant (MJVE).» (p. 91)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«L’étude a été menée auprès de 92 parents (52 femmes, 40 hommes) provenant de familles distinctes et dont l’âge moyen était de 37,87 ans […].» (p. 93) «Les parents ont été recrutés avec la collaboration de deux centres de loisirs municipaux [de la région montréalaise] […].» (p. 95)

Instruments :
Les auteures ont utilisé deux questionnaires :
- Mesure de justification de la violence envers les enfants (MJVE)
- Échelle de désirabilité sociale Marlowe-Crowne (MC-SD)

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


«Au total, les résultats appuient la fidélité du MJVE et confirment ceux déjà observés auprès d’autres populations. Les changements rapportés entre les deux moments de mesure suggèrent par ailleurs que la passation du MJVE pourrait avoir un effet de sensibilisation qui modifie la perception des exigences liées à la situation. L’absence de lien entre le MJVE et l’échelle MC-SD indique que les scores au MJVE ne semblent pas entachés de désirabilité sociale. […] Les données rapportées montrent aussi une relation entre la justification de la violence envers l’enfant et certaines variables socio-démographiques, soit le sexe, l’âge, le revenu familial et le niveau de scolarité des parents. […] Sur le plan des différences entre les sexes, il est par ailleurs intéressant de noter les similitudes avec les résultats rapportés dans d’autres contextes d’étude de la violence familiale. Ainsi, certains auteurs ont montré que les femmes considèrent la violence faite aux enfants comme un problème plus grave que ne le font les hommes. En outre, une conception limitée de la violence conjugale a été notée auprès de conjoints abuseurs. […] Les résultats obtenus dans cette étude pourraient refléter une conception de la violence parentale plus restreinte chez les hommes que chez les femmes.» (p. 98-99)