La conspiration familiale, entrave à l’évaluation de l’abus sexuel

La conspiration familiale, entrave à l’évaluation de l’abus sexuel

La conspiration familiale, entrave à l’évaluation de l’abus sexuel

La conspiration familiale, entrave à l’évaluation de l’abus sexuels

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Référence bibliographique [7676]

Gauthier, Louisiane. 1996. «La conspiration familiale, entrave à l’évaluation de l’abus sexuel ». PRISME, vol. 6, no 2-3, p. 377-388.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Étudier les modalités de conspiration à l’intérieur de la famille en s,appuyant sur des cas cliniques.

Questions/Hypothèse :
- Qu’appelons-nous conspiration?
- Y a-t-il conspiration dans la famille pour entraver l’évaluation de l’abus sexuel?
- Quels sont les membres de la famille qui s’entendent, contre qui s’entendent-ils et pour quelles raisons le font-ils?

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Trois études de cas cliniques

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« L’auteure étudie les modalités de conspiration à l’intérieur de la famille en s’appuyant sur des études de cas cliniques. Dans sa discussion, elle expose les motivations et les sentiments qui sous-tendent l’agir incestueux, et secondairement, l’état de complicité apparente ou réelle de la famille. Après avoir distingué les abus et leurs équivalents, elle discute les difficultés de concilier l’évaluation et l’intervention nécessaire dans ces cas avec les risques d’intrusion, et les risques de devenir partie prenante dans la conspiration du silence. » (p. 378) L’auteure reconnait qu’il n’y a pas de réponse simple ni de voie unique de solution. Celle-ci est plutôt en fonction de la dyamique individuelle des personnes mises en cause et aussi en fonction de la dynamique familiale. Deux stratégies sont susceptibles d’être employées: la méthode douce et la méthode forte. Ce qui ressort toutefois c’est que, les intervenants doivent mesurer les espoirs et les périls que ces types d’intervention comportent en fonction des besoins des personnes et non en raison d’automatismes doctrinaires. L’auteure conclut que : « La conspiration familiale, lorsqu’elle se met en place, n’est pas dirigée contre l’évaluateur. Elle est plutôt au service de la dénégation et plus probablement du déni, c’est-à-dire de ce ’mode de défense’ consistant en un refus par le sujet de reconnaître la perception d’une réalité traumatisante. » (p. 386)